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Le présumé pirate de Yahoo demeure détenu

Mark Blinch / La Presse Canadienne

La Presse canadienne - La Presse Canadienne

HAMILTON — Le Canadien accusé du piratage massif des courriels de Yahoo s’est vu refuser une libération sous caution, mardi, à Hamilton, en Ontario.

L’avocat de Karim Baratov avait déclaré que son client ne représentait aucune menace pour la société, estimant que sa détention minerait la confiance du public envers le système judiciaire.

Karim Baratov a été arrêté le mois dernier en vertu de la Loi sur l’extradition, après que les autorités américaines l’eurent accusé de piratage informatique, d’espionnage économique et d’autres crimes. Trois autres personnes, dont deux feraient partie des services de renseignement russes, ont aussi été accusées aux États-Unis.

L’avocat de Karim Baratov a argué que les allégations contre son client avaient été «exagérées», et que le jeune homme n’est pas aussi riche et n’a pas un réseau de contacts aussi important que pourrait laisser croire le portrait brossé de lui.

Mais la Couronne a soutenu que le jeune homme originaire du Kazakhstan avait des «sommes considérables d’argent» non dévoilées auxquelles il pouvait accéder de n’importe où, lui facilitant la tâche pour quitter le pays et éviter une possible extradition aux États-Unis.

Les autorités américaines ont allégué, dans des documents déposés en cour, que Karim Baratov présentait un «important risque de fuite», en raison de ses liens présumés avec des agents russes et de ses moyens financiers considérables.

L’avocat de la défense, Deepak Paradkar, avait dit à l’audience sur la libération sous caution à Hamilton qu’il n’y avait aucun endroit où Karim Baratov pouvait fuir, étant donné qu’il n’a pas de liens connus avec un autre pays et que son passeport canadien a été saisi par la police.

L’avocat a affirmé que son client se portait «aussi bien que l’on peut s’y attendre» et que les allégations contre lui n’étaient pas fondées.

Lors de la première partie de l’audience, la semaine dernière, le père de Karim Baratov avait promis de tenir son fils loin des appareils électroniques s’il était libéré.

Mardi, la défense a ajouté que le père de l’accusé travaillait à la maison et qu’il s’engageait à surveiller son fils jour et nuit.

Akhmet Tokbergenov a aussi indiqué que sa femme et lui étaient prêts à respecter toute restriction imposée à leur fils si la cour décidait de le libérer.

La Couronne a précisé que s’il était reconnu coupable aux États-Unis, le jeune homme pourrait se voir infliger une peine allant jusqu’à 20 ans de prison.

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