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Mon amie la Montagne

J’aime la Montagne. Celle qui est située au centre-cœur de Montréal et qui laisse gentiment couler l’avenue du Parc à ses pieds. Une grande dame protectrice qui allume sa croix de lumières pour qu’on puisse retrouver ses repères quand on rentre trop tard le soir. Qu’on se le dise : la Montagne est une personne bienveillante.
J’aime la Montagne l’été. Quand des familles débarquent de l’autobus n° 11 avec leurs paniers de pique-nique, leurs couvertures, leur bouteille de vin et leur cruche de Kool-Aid. Sans oublier pépé qui a pris soin d’apporter sa chaise de jardin. Du monde qui parle plein de langues différentes. C’est toujours fascinant de constater combien les gens des communautés ethniques savent profiter du mont Royal. Peut-être qu’ils apprécient encore mieux que nous la valeur d’un tel site en milieu urbain. On devrait en prendre note.

J’aime la Montagne, même quand la température est au moins beau. Quand le ciel se remplit de gros nuages gris foncé et que tout vire au noir et blanc. Dans ce temps-là, la Montagne se transforme en un confessionnal apaisant, et il n’existe pas de meilleur endroit pour s’organiser un meeting avec soi-même. Vous êtes-vous déjà retrouvé fin seul au petit matin, assis sur un banc au bord du lac des Castors? Dans ces moments-là, la Montagne devient totalement mystérieuse et magique. J’adore.

J’aime aussi l’autre versant de la Montagne, quand on va du côté de l’oratoire Saint-Joseph. Bien au-dessus – ou en dessous – de toute croyance religieuse. L’oratoire demeure pour moi un des plus beaux endroits au monde. Là aussi, on peut toujours croiser des gens de différentes confessions. Venus de partout, attirés parfois de très loin. Ce lieu est un véritable aimant à humains. Je ne compte plus le nombre de fois où je suis allé m’asseoir dans le célèbre escalier qui mène à la basilique. Le temps d’y faire une pause qui repose.

J’aime la Montagne et je me réjouis que les Amis de la montagne aient lancé une campagne de mobilisation citoyenne afin d’appuyer la candidature du mont Royal en tant que site du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Vous avez jusqu’à demain pour signer la pétition. Faites-le. On ne fera jamais trop attention à ce qu’on a de plus beau.

Cet été, j’irai faire mon tour sur la Montagne. Beau temps, mauvais temps. Et je serai bien.

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Il y a deux façons d’encaisser une défaite en six matchs pendant les séries éliminatoires. À Toronto, c’est l’indice d’un futur prometteur. À Montréal, c’est un constat d’échec. Ben pour dire…

Comme vous, j’ai sincèrement souhaité que le CH aille beaucoup plus loin en séries. Sauf qu’une fois nos pompons de cheerleaders mis de côté, force est d’admettre qu’il était clair que le train n’allait pas se rendre bien loin.

En début de saison, on nous avait «subtilement» laissé entendre qu’un coup PK sorti du vestiaire, tout irait pour le mieux. C’est comme pas arrivé, mettons…

Hâte de voir la suite des choses. Ben hâte.

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Vus: Yves Jasmin et Philippe de Gaspé-Beaubien, deux maîtres d’œuvres de l’Expo 67 lors de leur passage à Tout le monde en parle. Un délice. Rien de tel que de se faire raconter les vraies affaires par les vrais acteurs. Bien hâte de les revoir au Canal D, ce dimanche à 19 h, dans le cadre du documentaire Expo 67, mission impossible.

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Entendu: la réédition en format vinyle de La Llorona, le premier album de la très regrettée Lhasa de Sela. Quand même étonnant de constater à quel point cet album – fait à l’ère du disque compact – semble avoir été conçu et mixé pour vivre une vie de microsillon. À redécouvrir avec bonheur.

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