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État d’urgence pour les usines de transformation de crevettes de l'Est-du-Québec

Dominique Fortier - L'avantage gaspésien / TC Media

Devant l’absence d’entente entre l’industrie de la pêche aux crevettes et les pêcheurs, les employés des usines de transformation, dont les Fruits de mer de l’Est à Matane, se retrouvent dans une situation plutôt inquiétante.

Alors que l’usine Marinard à Rivière-au-Renard n’a toujours pas débuté ses activités cette année alors que la pêche est ouverte depuis le 1er avril, les Fruits de mer de l’Est vivront la même situation sous peu. En fait, en l’absence d’une entente sur le coût de la crevette, les usines de transformation sont condamnées à attendre que le dossier se règle.

Devant cette impasse, la présidente de la CSN du Bas-Saint-Laurent, Nancy Legendre, somme le gouvernement de dénouer l’impasse le plus rapidement possible. «Tant que les pêcheurs ne sortiront pas en mer, les usines ne rouleront pas. Ça signifie que plusieurs dizaines de travailleurs, autant à Rivière-au-Renard qu’à Matane, se retrouvent dans le trou noir de l’assurance-emploi. Il est inadmissible qu’on laisse des travailleurs crever de faim pour un conflit qui ne les regarde même pas.»

Nancy Legendre craint qu’une saison de pêche écourtée ait des impacts sur les travailleurs en usine cette année mais également lors de leur prochaine demande d’assurance-emploi. «Nos membres n’ont pas les moyens de rester à la maison sans travail. Ça prend une intervention rapide de nos élus», explique Nancy Legendre qui affirme que la CSN de deux régions de l’Est-du-Québec a tendu des perches aux ministres libéraux, Diane Lebouthillier et Rémi Massé au fédéral ainsi que Sébastien Proulx et Jean D’Amour au provincial. «Il y a du travail à faire auprès de Québec mais aussi au fédéral en ce qui a trait à l’assurance-emploi.»

Mesures d’urgence
Du côté gaspésien, le président de la CSN-Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Jacques Mimeault, abonde dans le même sens. «Nous exigeons des enveloppes d’urgence pour les Centre locaux d’emploi afin qu’ils puissent soutenir nos travailleurs pendant cette impasse.»

Emploi-Québec a confirmé que chaque dossier de travailleur serait traité au cas par cas afin de trouver des solutions rapides. On explique que différents programmes dont des formations seraient mis à la disposition des travailleurs victimes de la crise actuelle.

Par ailleurs, le gouvernement a mandaté Hélène Poulin à titre de médiatrice dans le dossier de la crevette. Cette impasse qui touche 300 travailleurs au Québec avait aussi frappé l’industrie l’an dernier. Une entente était finalement survenue le 18 avril 2016.

En Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent, on compte trois usines de transformation de crevettes, soit les Fruits de mer de l’Est à Matane, les Pêcheries Marinard à Rivière-au-Renard ainsi que la Crevette du Nord Atlantique à L’Anse-au-Griffon.

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