Même si le taux de diplomation a augmenté de 7,5 % ces cinq dernières années, Québec dévoilait aujourd’hui son nouveau plan pour lutter contre le décrochage scolaire qui touche 28 % des moins de 20 ans. Les 13 mesures présentées ont reçu un accueil mitigé chez les enseignants.
Ce n’est pas la première fois que le ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport (MELS) présente un plan d’action. Quelles sont les différences par rapport au plan précédent?
«On poursuit la stratégie d’Agir Autrement, mais on apporte des améliorations, déclare la ministre du MELS, Michèle Courchesne. Les objectifs à atteindre école par école seront précis, chaque commission scolaire devra déposer un plan d’action et le suivi des résultats sera trimestriel et parfois même hebdomadaire pour les élèves en difficulté.»
Si la Fédération des commissions scolaires salue le Plan qui, à terme, bénéficiera de 160 M$ supplémentaires par an, les fédérations enseignantes sont sceptiques.
«On se serait attendu à un plan plus axé sur les causes principales du décrochage, soit la pauvreté et le dépistage précoce, mais peu de moyens sont déployés de ce côté-là», pense Pierre St-Germain, président de la Fédération autonome de l’enseignement.
Il signale que plusieurs décisions prises au lendemain des États généraux de l’éducation en 1996 se font toujours attendre, comme la diminution du financement public aux écoles privées et de la création d’un réseau préscolaire à temps plein pour les bambins dès l’âge de quatre ans.