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Plaidoyer pour rétablir les priorités en éducation

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et ses fédérations scolaires ont sonné l’alarme mercredi pour que cessent les compressions dans le système scolaire primaire et secondaire, à l’approche du début de la session parlementaire.

Les fédérations, ainsi que la présidente de la CSQ, Louise Chabot, ont toutes rappelé que les compressions instaurées par le précédent gouvernement libéral au cours des dernières années ont touché durement le milieu scolaire et, conséquemment, ne favorisent pas la réussite des élèves. Elles évaluent que le cumulatif des compressions faites dans le cadre du retour à l’équilibre budgétaire totalise 300 M$ en éducation.

«Le plus important, c’est de lancer un message clair avant l’ouverture de l’Assemblée nationale: l’éducation doit être une priorité au Québec», croit Louise Chabot, la présidente de la CSQ.

La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ), la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) et la CSQ considèrent que des mesures doivent être prises pour assurer une meilleure réussite scolaire. Elles revendiquent notamment plus de ressources pour accueillir et soutenir les élèves en difficulté d’apprentissage.

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Les conséquences de ces investissements sont non négligeables, selon Mme Chabot. «Il y a des enjeux en ce moment au Québec en terme de développement économique. On va avoir besoin de milliers d’emplois qualifiés; l’éducation joue donc un rôle», illustre-t-elle.

La CSQ voit d’un bon œil l’arrivée d’un nouveau gouvernement péquiste à l’Assemblée nationale, mais rappelle qu’avec un gouvernement minoritaire, les partis devront travailler ensemble et éviter un climat partisan dans les débats.

Louise Chabot donne en exemple les «dérapages partisans» qui ont suivi les récentes annonces de la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, en ce qui concerne la révision du programme d’histoire et l’annulation de l’anglais intensif pour tous en 6e année.

«Le débat de fond que la ministre soulevait était la place de l’histoire dans les programmes scolaires et la question de l’anglais intensif. Mais les débats ont rapidement glissé vers: “nos pauvres jeunes, on va les envahir de l’histoire de la souveraineté” et la question de “la langue étrangère”», déplore-t-elle.

Une belle ouverture
La présidente de la CSQ, Louise Chabot, s’est par ailleurs dite satisfaite de sa rencontre avec le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, mardi.

La rencontre visait à faire valoir au ministre les attentes de la CSQ en vue du Sommet sur l’enseignement supérieur.

«L’approche adoptée par le nouveau ministre, qui souhaite entendre les principaux acteurs concernés avant de fixer les modalités du Sommet, est préférable à ce que nous avions connu sous les Libéraux», explique Louise Chabot.

Même son de cloche du côté de la Centrale des syndicats nationaux (CSN), qui s’est dite «confiante que le Sommet projeté par le ministre Duchesne se déroule de manière respectueuse pour les intervenants et dans le but de régler des problèmes récurrents», à la sortie de sa rencontre avec le ministre, mercredi.

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