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Environnement

Portrait du bio au Québec

Le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV), organisme qui encadre, entre autres, la production d’aliments biolo­giques au Québec, vient de publier les statistiques 2011 sur ce secteur.

Ces statistiques brossent un portrait à la fois encourageant et inquiétant du biologique.

Évolution des ventes
Bien qu’elles sont en forte progression, il existe un manque d’information quant à l’évolution réelle des ventes de produits biologiques au Canada. Dans un rapport publié plus tôt cette année, la firme québécoise ÉcoRessources* a tenté de chiffrer cette évolution, en utilisant notamment des données américaines. Conclusion? Le marché du bio aurait triplé au Canada au cours des 10 dernières années.

Bonnes nouvelles
Tous les secteurs de l’alimentation biologique du Québec (production agricole, acériculture, transformation et distribution) sont en croissance. Le secteur du sirop d’érable (acériculture) bio connaît une croissance fulgurante, ayant passé de 3,5 millions d’entailles en 2006 à 7,3 millions en 2011, alors que la cible qu’on s’était fixée était de 7,7 millions d’entailles en 2013.

En 2010, le secteur agrobiologique québécois s’était donné comme objectif de passer de 42 000 à 50 000 hectares pour 2013. Cet objectif était déjà presque atteint en 2011, avec 49 000 hectares.

Moins bonnes nouvelles
Le rapport du CARTV indique toutefois qu’on observe une stagnation du nombre d’entreprises biologiques au Québec. La certification de nouvelles entreprises comble cependant le vide laissé par les entreprises qui sortent du secteur, même si le marché est en pleine expansion.

L’une des raisons qui freinent le passage de fermes à l’agriculture biologique est la période de conversion de trois ans du conventionnel vers le biologique.

Trois années pendant lesquelles les fermes voient leurs coûts d’opération augmenter sans pour autant être en mesure de vendre leurs produits comme étant certifiés bios.

Le CARTV conclut enfin : «Il faudra maintenant voir à développer des mesures de soutien propres au secteur pour que le Québec occupe pleinement sa place sur les marchés d’ici et d’ailleurs.» Je ne saurais mieux dire!

*ÉcoRessouces Consultants,
Analyse du marché des produits biologiques en fonction du développement du secteur biologique au Québec, mars 2012.

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