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Grogne contre Produits forestiers Résolu

Lise Millette - La Presse Canadienne

MONTRÉAL – La grogne se poursuit contre Produits forestiers Résolu. Des militants écologistes et des membres des Premières nations ont décidé de converger vers le mont Royal à Montréal, samedi, pour mobiliser les esprits de la forêt.

C’est sous la forme des croyances autochtones, liées au respect de la terre et de la nature, que le groupe a décidé d’interpeller la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.

Les groupes environnementaux ont placé Produits forestiers Résolu dans leur mire, estimant que cette entreprise a trahi l’Entente sur la forêt boréale canadienne. D’autres sociétés forestières pourraient être visées dans un avenir plus ou moins proche.

Vincent Dostaler, un des militants, a indiqué qu’une «trêve» avait été consentie aux grandes forestières pour mettre la pédale douce sur les dénonciations contre elles en échange du respect de certains territoires de la forêt boréale.

Un certain moratoire devait être observé, selon l’entente, or des coupes forestières sur le territoire de Poigan, une forêt située dans le parc de La Vérendrye, ont été effectuées.

Greenpeace a décrit ces activités forestières comme une violation de l’Entente sur la forêt boréale canadienne qui limitait les coupes notamment pour de protéger les populations du caribou forestier, une espèce menacée.

La forêt de Poigan est aussi un site ancestral autochtone où pèse une menace est réelle pour les populations autochtones et plusieurs espèces animales, selon M. Dorstaler.

«Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, il peut y avoir de la coupe sur le territoire de Poigan», dit-il, affirmant que plusieurs organisations se sont regroupées et le mouvement pourrait s’adjoindre d’autres forces dans les prochains mois et semaines.

Les militants réclament une rencontre avec la ministre Martine Ouellet avant les Fêtes.

Ils soulignent que le gouvernement Marois a ouvert un dialogue avec l’Assemblée des Premières nations à propos des ressources naturelles. Ils estiment que cette ouverture ne doit pas se traduire que par des ententes de travail sur les lieux de construction de barrages, de mines et de coupe des arbres. Il importe, selon eux, d’en faire aussi une ouverture sur la protection des territoires.

«Une forêt, une fois coupée, il faut attendre 75 ans pour qu’elle se régénère… si on la laisse tranquille. Si ce n’est pas le cas, ce ne sera jamais plus une forêt avec tous ses animaux. Il y a vraiment une urgence», dit M. Dorstaler.

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