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Centraliser le financement de la culture à Québec ne serait pas avantageux pour la province

Centraliser le financement de la culture à Québec ne serait pas avantageux pour la province, selon les conclusions d’une étude dévoilée lundi. Ses auteurs, André Courchesne et François Colbert, chercheurs à la Chaire de gestion des arts Carmelle et Rémi-Marcoux à HEC Montréal, assurent qu’une centralisation occasionnerait une perte conséquente pour les arts québécois.

En cas de centralisation, « on peut penser que le gouvernement fédéral verserait [au Québec] sa quote-part selon son poids démographique, engendrant un manque à gagner de 179 M$», écrivent-ils. Une affirmation qui va à l’encontre de l’avis des tenants d’une concentration à Québec des pouvoirs relatifs à l’aide aux artistes et aux organismes culturels.

Politique

Les auteurs affirment que la pluralité des sources de subventions publiques (municipale, provinciale et fédérale) garantit un fonctionnement plus démocratique dans l’accès au financement, ainsi qu’une plus grande indépendance pour les artistes. «La diversité des subventions favorise la multiplicité des formes artistiques», a soutenu lundi André Courchesne.

«À la question de savoir "Est-ce qu’il est mieux de centraliser ou pas?", l’approche facile est de voir ce que le Québec gagnerait ou ne gagnerait pas, a assuré François Colbert. Mais quand on parle de politique culturelle, on doit nécessairement parler d’évaluation de cette politique. Le modèle actuel fonctionne au moins aussi bien que les autres. La question de la centralisation est une question politique.»

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