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Attaque à Québec: «on ne pourra jamais éviter tous les drames», dit Legault

François Legault

François Legault

La pandémie ébranle la santé mentale de tous les Québécois, allant des fois jusqu’à mettre en danger la sécurité du public, selon le premier ministre François Legault. La violente attaque perpétrée samedi soir à Québec est d’ailleurs la preuve qu’«on ne pourra jamais éviter tous les drames», a-t-il dit.

M. Legault réagissait pour la première fois en personne aux événements qui ont fait deux morts et cinq blessés à Québec cette fin de semaine. Visiblement ébranlé, l’élu a condamné un acte «effroyable» qui mettra du temps à guérir.

Selon le premier ministre, certains actes sont tout simplement inévitables. «Même si on avait tous les services, même si on prenait en charge tous les Québécois qui ont des maladies mentales, on ne pourra jamais éviter tous les drames violents», a-t-il concédé.

Dans le contexte, il invite la nation québécoise et plus particulièrement les gens de Québec à «rester [eux]-mêmes» face à la violence. La Capitale-Nationale en est à sa deuxième sordide attaque en trois ans, après la fusillade de la grande mosquée de Québec, qui a fait six morts.

Des motivations psychologiques?

C’est un résident de Sainte-Thérèse qui s’en est cette fois-ci pris à des habitants de Québec, samedi soir. Armé d’un sabre et habillé d’un costume médiéval, l’accusé dans cette histoire, Carl Girouard, a choisi ses victimes au hasard. Son arrestation est survenue aux petites heures du matin, dimanche.

Accueillie comme une onde de choc à Québec, l’attaque est aussi devenue un symbole de la nécessité de parler de santé mentale, avait signalé cette fin de semaine le maire de Québec, Régis Labeaume. C’est que l’assaillant avait déjà confié dans un contexte médical avoir eu des pensées violentes. Cinq ans plus tard, il est passé à l’acte.

Pour le moment, rien ne permet de dire sans l’ombre d’un doute que les effets de la pandémie de COVID-19 ont poussé Carl Girouard à quitter son domicile de la Rive-Nord de Montréal pour se diriger muni d’une arme blanche vers le Vieux-Québec. Selon François Legault, toutefois, il n’y a aucun doute que la crise sanitaire fait des dégâts dans la province.

«On a une inquiétude sur l’augmentation des problèmes de maladie mentale à la suite de la pandémie. Il y a un risque parce que les personnes sont plus isolées.» – François Legault

Réflexions

Le premier ministre soutient que son gouvernement souhaite «continuer à investir» dans les services en santé mentale. Québec a d’ailleurs devancé une annonce en santé mentale, désormais prévue à l’Assemblée nationale aux alentours de 13h.

La semaine dernière, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux Lionel Carmant annonçait le versement de 25 M$ de façon récurrente pour aider les jeunes québécois qui ressentent de la détresse ou de l’anxiété. L’enveloppe doit en premier lieu servir à renflouer un réseau de psychiatrie public en manque de personnel.

L’une des solutions consiste également à «rapprocher» les services psychologiques et la police, selon François Legault. «De plus en plus, ces deux services doivent travailler ensemble», a-t-il souligné.

Au-delà de ça, le premier ministre convient qu’il manque encore de personnel accessible. «Il faut ajouter des ressources, et c’est ce qu’on va continuer de faire», a indiqué M. Legault.


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