Le Tribunal administratif du logement (TAL) fixe à 3,1% la hausse du loyer de base lors du renouvellement du bail pour 2026. À cela s’ajoute une hausse de 6,7% pour les services au locataire.
Les règles de fixation du loyer s’applique aux demandes de fixation de loyer déposées devant le TAL. En dehors de cette procédure, les locateurs et les locataires sont libres de s’entendre sur un montant. Les montants fixés par le TAL sont toutefois utiles à connaître lors du renouvellement, qui a lieu en février pour les baux renouvelés au 1er juillet.
Le TAL fixe la hausse à 3,1% pour les baux renouvelés après 1er avril. La majorité des baux étant renouvelée au 1er juillet, c’est ce taux qui s’applique à la plupart des locataires. Le taux applicable aux baux renouvelés le 1er avril ou plus tôt est de 4,5%.
Loyers déjà trop chers, dit le FRAPRU
Cette année, le TAL utilise une nouvelle règle de calculs. Le Tribunal avait fixé la hausse à 5,9% l’an dernier, ce qui avait mené à des renouvellements de bail salés. D’ailleurs, pour une rare fois, le renouvellement de bails existants a participé plus fortement que les nouveaux bails à faire croître le coût des loyers au Québec.
La hausse plus faible de cette année n’a toutefois rien pour réjouir les locataires estime Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).
«Les loyers sont déjà trop chers pour trop de locataires, qui se retrouvent sans ussues vue l’insuffisance de logements sociaux», indique-t-elle. «De plus en plus de locataires sont à un imprévu près de se retrouver à risque de non paiement.»
Dans leurs derniers rapports sur le logement locatif, tant la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) que le site Rentals.ca prévoient un assouplissement des pressions à la hausse sur les loyers en 2026. La SCHL souligne toutefois que le marché demeure inabordable dans le Grand Montréal.
