Itinérance – Un deuxième projet d’habitations modulaires
La Ville de Montréal a inauguré son deuxième projet d’habitations modulaires avec accompagnement, cette fois sur la rue Louvain Ouest dans Ahuntsic-Cartierville. La mairesse songe toutefois à changer les façons de faire de la Ville afin de livrer du logement de transition plus rapidement et pour moins cher.
Le projet inauguré lundi offre un hébergement sécuritaire à 30 personnes vulnérables. L’organisme Rue Action Prévention Jeunesse (RAP Jeunesse) assure l’opération du site et l’offre de services aux locataires. Un processus de triage et d’évaluation a été mis en place pour sélectionner les personnes qui bénéficieront de ces nouvelles unités.
Selon Paméla Simard, directrice habitation au RAP Jeunesse, les premiers locataires seront accueillis un à la fois au cours des prochains jours afin de bien assurer leur intégration. Les premiers ont été accueillis quelques heures après l’annonce.
La Société d’habitation du Québec a investi 1,7 million de dollars pour le développement de ces unités sur le site Louvain, grâce à l’Entente Canada-Québec dans le cadre du Fonds pour accélérer la construction de logements. La Ville de Montréal a contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars pour l’acquisition des bâtiments modulaires et la préparation du site. De plus, le ministère de la Santé et des Services sociaux a octroyé 742 000 dollars à RAP Jeunesse pour le déploiement des services adaptés aux résidents.
Dernier projet du genre?
Les habitations modulaires ont été conçues en réutilisant les structures des bureaux de chantier d’Hydro-Québec, initialement utilisées pour le projet de construction de la centrale hydroélectrique la Romaine. Ces modules ont été transformés en 27 chambres, complétées par des bureaux et des aires communes adaptées aux besoins des résidents.
Le même modèle a été utilisé en septembre dernier sur le site de l’ancien hippodrome. Un troisième projet est prévu à Outremont plus tard cette année. Chaque site doit accueillir une trentaine d’individus.
En point de presse, la mairesse Soraya Martinez Ferrada souligne que c’est bien peu pour un projet qui a été lancé il y a plus de deux ans. Elle remarque aussi que chaque unité a coûté 157 000$, alors que des projets semblables ont été inaugurés ailleurs pour la moitié de cette somme.
«Si on veut en faire plus avec les moyens qu’on a, il faut revoir le modèle. […] Comment on peut construire davantage de logements de transition à un moindre coût?», a-t-elle demandé en point de presse.
En campagne électorale, Mme Martinez avait promis de créer 2000 logements transitoires pour aider à sortir davantage de personnes de la rue. Elle n’a pas encore précisé les méthodes qu’elle utilisera pour y arriver ni le modèle qui remplacera celui des habitations modulaires.
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