L’arrivée au pouvoir du président américain Barack Obama pourrait ouvrir la voie à une renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). La refonte de cet accord, signé en 1992, ne serait toutefois pas souhaitable, selon Elliot J. Feldman, qui participait hier au colloque La présidence d’Obama : de l’espoir à la réalité.
Selon M. Feldman, chef de bureau du commerce international chez Baker Hostetler, l’ALÉNA n’offre plus suffisamment d’avantages au Canada pour que le pays travaille à en renégocier les termes.
«L’ALÉNA devrait être abandonné, a-t-il affirmé dans le cadre du colloque organisé par la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM. Cet accord est désormais un obstacle aux relations économiques qui unissent le Canada et les États-Unis. Il est temps de reconsidérer cet agenda qui date du 20e siècle et de s’entendre sur un agenda du 21e siècle.»
Elliot J. Feldman a fait remarquer que, depuis 2000, le commerce a stagné entre le Canada et les États-Unis. Cela tend à démontrer l’incapacité de l’ALÉNA à stimuler le marché, selon l’expert.