Contrairement aux Fédérations des médecins spécialistes et des médecins omnipraticiens, le Collège des médecins n’a pas souhaité, hier, prendre clairement position sur l’euthanasie.
Le CMQ s’est contenté d’affirmer que la réflexion sur le sujet devait se poursuivre afin de voir à intégrer l’euthanasie dans les soins appropriés en fin de vie.
«Limiter la question à « êtes-vous pour ou contre l’euthanasie? », c’est mal poser la question, a affirmé le Dr Yves Robert, secrétaire du CMQ. Cela mène inévitablement à de mauvaises réponses et à une impasse.»
Le président-directeur général du CMQ, Yves Lamontagne, préfèrerait pour l’heure envisager une révision «sans doute nécessaire» de la législation.
«Il y a des situations d’exception où l’agonie et la souffrance se prolongent et où on demande aux médecins de poser des gestes qui pourraient être interprétés comme interdits par le Code criminel, a-t-il expliqué. Selon nous, plusieurs de ces gestes correspondent à des soins médicaux appropriés.»
Le CMQ a par ailleurs invité les infirmières et les facultés de médecine à se pencher sur la question afin d’élargir le débat.