Enseigner à une classe n’est pas de tout repos. Un sondage publié mercredi révèle que 8 enseignants sur 10 sont victimes de violences au cours de leur carrière. Ce sondage a été réalisé auprès de 2 082 enseignants de partout au Québec.
Pas moins de 85% des enseignants sondés ont affirmé avoir subi des violences psychologiques ou verbales, et la moitié d’entre eux ont déclaré avoir été victimes d’agressions physiques. «Cette violence se manifeste encore plus fréquemment au préscolaire et au primaire, a affirmé mercredi, lors de la présentation des résultats, Pierre St-Germain, président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Mais cela touche tous les milieux et tous les secteurs de l’éducation.»
Ces violences prennent souvent la forme de propos méprisants, d’intimidation, de menaces ou encore de coups. Dans l’immense majorité des cas, les élèves en sont responsables (87 %). La FAE, qui regroupe neuf syndicats d’enseignants, appelle le ministère à prendre des mesures immédiates.
Elle exige, notamment, l’arrêt de l’intégration des élèves en difficulté qui ne bénéficient pas de suivi spécialisé. Elle réclame également la mise en place d’un système de dépistage et d’identification des élèves ayant des troubles du comportement