Après les enseignants, voilà que les responsables des services de garde (RSG) en milieu familial pourraient déclencher une grève. Plus de 92 % d’entre elles ont voté en faveur de moyens de pression à l’occasion d’assemblées générales des syndicats locaux.
«Elles en ont ras le bol de la lenteur des négociations», a affirmé mercredi la première vice-présidente de la Central des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot. Cette dernière a demandé à la ministre de la Famille, Yolande James, de donner des mandats de négocier aux représentants du gouvernement.
Si les 12 500 RSG affiliées à la CSQ débrayent, elles le feront graduellement : deux heures de moins de service, puis une demi-journée de grève et enfin, une journée complète. «La grève, c’est l’ultime moyen de pression», a dit la vice-présidente de la CSQ, qui n’a pas précisé quand les moyens de pression seront exercés.
Les 15 000 RSG du Québec ont obtenu leur droit de se syndiquer à la suite d’un jugement de la Cour supérieure qui statuait en 2008 que les lois 7 et 8 étaient inconstitutionnelles. Celles-ci conféraient aux RSG un statut de travailleur autonome.
Depuis quatre mois, elles négocient leur premier contrat de travail. «On a déposé nos demandes syndicales en février, a indiqué Mme Chabot. On est rendu en juin et il n’y a toujours pas de dépôt des offres patronales. » Impossible de savoir quand ces offres patronales seront déposées au bureau de Yolande James.
«On est en discussion à ce stade-ci, s’est contentée de dire l’attachée de presse de la ministre, Geneviève Hinse. Tout est à bâtir. On veut en arriver à une entente.» La ministre veut que les pourparlers se poursuivent pendant l’été pour qu’une entente soit conclue dans les meilleurs délais. La CSQ aimerait que leur convention collective soit signée avant la mi-juillet.