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Les modifications à la Loi sur la protection de la jeunesse ont été bénéfiques

Un peu plus de trois ans après leur mise en application, les modifications apportées à la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) ont subi un premier examen qui, aux yeux des chercheurs et des intervenants des Centres jeunesse, s’avère positif. L’équipe de chercheurs menée par Daniel Turcotte, professeur-chercheur à l’École de service social de l’Université Laval, a comparé la situation de deux cohortes composées d’environ 9 000 enfants chacune.

L’une de ces cohortes était issue de la période antérieure aux modifications de la LPJ. La seconde était faite d’enfants dont les signalements ont été enregistrés dans les 24 mois suivant l’entrée en vigueur de la loi modifiée. Dans leur évaluation, présentée mardi, les chercheurs concluent à une meilleure stabilité des milieux de vie des enfants grâce aux modifications apportées. Ainsi, le pourcentage d’enfants pour lesquels le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) a eu recours au placement est passé de 63 % à 59 % à la suite de la révision de la LPJ.

Le nombre de milieux substituts formels – des familles d’accueil, par exemple – utilisés par enfant a également diminué après 2007, passant de 2,20 à 2,06. Une telle diminution a aussi pu être observée dans le nombre de changements de milieux de vie imposés aux enfants. Avant 2007, les enfants devaient composer avec 2,63 milieux de vie en moyenne. Ce nombre est passé à 2,23 avec l’entrée en vigueur des modifications à la LPJ. «Ces résultats vont dans la direction souhaitée par les modifications à la Loi, même si sur le plan statistique, ce sont des changements minimes, a indiqué Daniel Turcotte. En même temps, le fait que les changements soient minimes, c’est sécurisant. Ça signifie que les pratiques antérieures n’étaient pas déficientes.»

Une deuxième évaluation des modifications apportées à la LPJ sera réalisée dans cinq ans. Selon M. Turcotte, le protocole d’étude devrait être le même que celui utilisé pour l’évaluation dévoilée mardi. Cela permettrait aux chercheurs d’utiliser les données produites en 2010 pour effectuer une évaluation sur une plus longue période, soit huit ans.

Principales conclusions
L’évaluation des impacts de la nouvelle Loi sur la protection  de la jeunesse au Québec a permis de faire plusieurs comparaisons entre la période antérieure aux modifications et la suivante.

-Le recours au placement est désormais moins fréquent.
-Les milieux informels, c’est-à-dire la famille élargie de l’enfant ou une personne significative dans sa vie, sont davantage utilisés comme milieux de vie substitut.

-Une tendance à la baisse de l’instabilité a pu être observée.

-La situation des enfants qui vivent le plus d’instabilité s’est améliorée.

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