Les jeunes d’aujourd’hui devront être plus productifs que leurs parents s’ils veulent maintenir leur niveau de vie, affirme le président de BMO, Jacques Ménard. «Cette génération sera sollicitée au-delà des problèmes de société qui sont les nôtres», a-t-il lancé lundi devant la Jeune Chambre de commerce de Montréal.
Les jeunes devront entre autres résoudre le problème de pénurie de main-d’Å“uvre qualifiée et assurer un meilleur financement du système de santé, tout en se préoccupant de l’environnement, a-t-il fait savoir. Qui plus est, d’ici 20 ans, il n’y aura que 2,5 travailleurs pour chaque personne âgée, a établi le Groupe de travail sur le financement de la santé.
La solution, selon le président de BMO, passe par l’éducation. Le taux d’obtention d’un diplôme d’études secondaires dans des délais «normaux» atteint 59 % au Québec. Le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires, que le banquier a fondé, a suggéré comme objectif de majorer le taux de diplomation à 80 % d’ici 2020. L’ancienne ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, en avait fait un but à atteindre dans sa Stratégie d’action visant la persévérance et la réussite scolaires qu’elle a rendue publique en septembre 2009.
«Si on ne résout pas [le problème du décrochage scolaire], c’est clair qu’au cours des 25 prochaines années, pendant lesquelles les pays asiatiques qui performent mieux en termes de persévérance scolaire vont émerger, le niveau de vie va baisser en Amérique du Nord», a indiqué M. Ménard.
Bien qu’il se dise optimiste, le président de BMO croit qu’il y a urgence d’agir en matière de décrochage scolaire. «Il faut arrêter de faire des choses qui ne fonctionnent pas», a-t-il dit, ajoutant que les solutions sont déjà connues. Il a rappelé que les hommes d’affaires doivent être conscientisés et participer à la résolution du problème.