«Ils sont fous ces Québécois!» assure la journaliste française Géraldine Woessner dans un petit guide du même nom écrit à l’intention de ses compatriotes présents dans la Belle Province, qui arrive sur les tablettes mardi. Elle revient pour Métro sur la cinquantaine de chroniques à travers lesquelles elle écarte les clichés et raconte ses expériences d’immigrée.
Plusieurs Français ont écrit des livres sur ce thème. Pourquoi vous y être mise à votre tour?
Je suis arrivée de France en septembre 2009, la tête pleine des clichés classiques qu’on peut avoir sur le «pays des caribous». Je n’étais jamais venue avant. J’ai donc saisi l’occasion pour écrire un livre destiné aux Français, un livre qui irait à l’encontre de ces stéréotypes. Je me suis mis à écrire dès mon arrivée. Il s’agit donc de réactions «à chaud».
Quelle différence culturelle vous a le plus marquée?
Dans la vie de tous les jours, les rigueurs de l’hiver québécois sont le plus grand choc que j’ai eu. Surtout lorsqu’on a un enfant qui ne marche pas encore, alors qu’on ne sait pas soi-même comment affronter le froid. La société nord-américaine m’a également beaucoup surprise, car je ne m’attendais pas à un tel choc. En tant que journaliste, le sujet de chronique qui m’a le plus touchée est la chasse aux phoques aux Îles-de-la- Madeleine. La réalité est tellement loin des images qu’on voit dans les reportages télévisés!
Avec du recul, trouvez-vous que certaines de vos chroniques font un peu cliché?
C’est sûr qu’en seulement un an, je n’ai pas réussi à explorer tous les aspects de la société québécoise. J’ai par contre pu en avoir un aperçu concentré, puisque mes chroniques m’ont amenée à rencontrer plus de 250 Québécois. Mais il me reste encore beaucoup de choses à vivre et à découvrir. Je regrette aussi de ne pas avoir eu le temps d’écrire sur certains sujets, comme le milieu du travail.