La Ville de Québec serait en mesure de soutenir une équipe de hockey, selon deux économistes du Conference Board.
Dans le troisième d’une série d’articles consacrés au marché du sport professionnel au Canada, Glen Hodgson et Mario Lefebvre concluent que la remontée du dollar canadien par rapport à la devise américaine, alliée à l’instauration d’un plafond salarial dans la Ligue nationale de hockey (LNH), permettrait à la capitale nationale de faire vivre une équipe de hockey.
Québec aura toutefois à composer avec un nombre restreint de sièges sociaux sur son territoire. Les économistes rappellent à ce effet que seuls 17 sièges sociaux des 800 plus grandes entreprises du pays sont situés à Québec.
L’importance de la présence de grands sièges sociaux dans les villes qui disposent d’une équipe de la LNH s’explique par le coût élevé des billets. Puisque de moins en moins de personnes peuvent s’acheter des billets à plus de 100$, les équipes comptent beaucoup sur la vente de loges corporatives. À titre de comparaison, Toronto compte 286 sièges sociaux, Calgary en a 119, Montréal, 98, et Vancouver, 79.
Glen Hodgson et Mario Lefebvre estiment que, même si Québec sera toujours un petit marché pour une équipe de la LNH, il sera un marché viable si les amateurs acceptent de plonger dans l’aventure. Selon eux, il faut un bassin de population de 800 000 personnes pour soutenir une équipe. L’agglomération de Québec en compterait présentement quelque 750 000.