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Les conservateurs pourraient obtenir une majorité, selon un sondage

Alexander Panetta - La Presse Canadienne

Le premier ministre Stephen Harper a scellé la campagne électorale avec
une avance de six pour cent, ce qui pourrait lui permettre de former un
gouvernement conservateur majoritaire, selon un récent sondage.

Le Parti conservateur rafle 36 pour cent des intentions de vote tandis
que le Nouveau Parti démocratique de Jack Layton en obtient 30 pour
cent, suggère le dernier coup de sonde de la firme Harris-Decima pour le
compte de La Presse Canadienne, mené entre jeudi et dimanche, et dont
les résultats ont été dévoilés le dimanche 1er mai, soit à la veille du
scrutin.

Le Parti libéral recueille pour sa part 19 pour cent, alors que le Bloc
québécois et le Parti vert sont à égalité, à six pour cent à l’échelle
du pays.

Au Québec, le NPD recevrait l’appui de 42 pour cent des électeurs,
comparativement à 26 pour cent pour le Bloc québécois. Le Parti libéral
se classe troisième avec 14 pour cent alors que le Parti conservateur
suit avec 12 pour cent.

Le sondage laisse croire que les conservateurs et les néo-démocrates ont
fait des gains importants au cours des derniers jours en Ontario et ce,
au détriment des libéraux de Michael Ignatieff.

Les données révèlent que le soutien accordé aux conservateurs est au
même point que lors des élections fédérales de 2006 et légèrement
inférieur que pour celles de 2008.

Le pourcentage nécessaire pour accéder à une majorité se chiffre
habituellement autour de 40 pour cent. Le président de Harris-Decima,
Allan Gregg, affirme toutefois que le NPD pourrait créer une division
des votes en Ontario, permettant du même coup aux conservateurs de
remporter davantage de sièges au Parlement.

M. Gregg a ajouté qu’il lui était impossible de faire des prédictions
quant à une majorité conservatrice à Ottawa, puisqu’il n’a jamais
assisté à une telle campagne électorale fédérale.

Si le parti de M. Harper remporte une dizaine de comtés en Ontario –
tout en maintenant ses gains ailleurs au pays – il pourrait accéder à la
majorité longuement convoitée.

« C’est très, très serré », a indiqué M. Gregg.

« Face à de tels scénarios, je ne voudrais pas être un parieur, a-t-il
ajouté. Les projections quant au nombre de sièges fonctionnent lorsque
la réalité actuelle s’approche de la réalité historique. Lorsque vous
avez autant de mouvement… c’est très, très difficile de prédire avec
certitude comment ces écarts vont se transposer. »

Le sondeur a notamment cité l’exemple de la circonscription de
Brampton-Springdale en Ontario, où les conservateurs espèrent déloger la
libérale Ruby Dhalla.

Le NPD pourrait pour sa part voir ses appuis grimper dans ce comté par
rapport aux 12 pour cent récoltés lors du dernier scrutin. M. Gregg a
mentionné que les néo-démocrates pourraient doubler leur nombre de
votes, ce qui serait néanmoins insuffisant pour remporter le siège.

Puisque la plupart de ces votes proviendraient sans doute d’ex-libéraux,
il y a de fortes chances que le candidat conservateur remporte la mise.

« Si ce scénario se répète abondamment, vous verrez poindre une minorité
très forte et peut-être même une majorité. Il faudrait toutefois que les
perspectives de déclin du Parti libéral dans la région de Toronto
s’avèrent fondées », a fait valoir M. Gregg.

Le coup de sonde laisse également croire que la montée fulgurante de la popularité de M. Layton s’est essouflée cette semaine.

« Les Canadiens aiment bien M. Layton, mais en tant que leader du NPD.
Ils ne votent pas pour lui afin qu’il devienne premier ministre du
pays », a souligné M. Gregg. Selon lui, le parti recueillera plusieurs
sièges au Québec mais une poignée seulement dans le reste du Canada.

Le sondage a été mené auprès de 1035 Canadiens et comporte une marge d’erreur de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Les informations complètes du coup de sonde sont disponibles sur le site Web de la firme. (www.harrisdecima.ca)

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