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Le débat des chefs de Métro: le financement des villes

Selon la Fédération canadienne des municipalités, les villes ne reçoivent que 8 $ de tous les 100 $ que les Canadiens paient en taxes; pourtant, les administrations municipales ont du mal à couvrir les coûts des infrastruc­tures, des services de police, du logement et des services auxquels les citoyens ont le plus souvent recours quoti­diennement. Quels sont les changements nécessaires pour assurer un financement adéquat des villes?

 Michael Ignatieff (Parti libéral
)
Nous maintiendrons le transfert de la taxe fédérale sur l’essence aux municipalités et offrirons des fonds additionnels par l’entremise de la stratégie canadienne de transport et d’infrastructures. La pénurie de logements abordables dans les grandes villes constitue une barrière grandissante que les familles à faible revenu doivent surmonter lorsqu’elles cherchent
leur premier logement. Nous augmenterons de 550 M$ les investissements fédéraux dans le logement abordable et travaillerons avec les villes afin de mettre sur pied une version renouvelée de l’accord-cadre afin de réduire le nombre de sans-abri et d’augmenter la disponibilité de logis abordables.

Gilles Duceppe (Bloc québécois)
Le Bloc québécois propose que les investissements en infrastructures soient modifiés de façon à tenir compte de la capacité de payer des différentes instances : le gouvernement fédéral assumerait 50 % des dépenses, alors que le Québec et les provinces en assumeraient 35 %, et les municipalités, 15 %, ce qui représenterait un juste reflet des capacités financières de chacun. Le Bloc québécois demande au gouvernement fédéral de regrouper ses programmes sous la forme d’un fonds de transfert unique et inconditionnel, afin de respecter les compétences du Québec et des provinces.

Stephen Harper (Parti conservateur)
En 2008, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a doublé, de façon permanente, le Fonds de la taxe sur l’essence. Cette mesure majeure donne aux municipalités une source stable et prévisible de revenus pour le renouvellement de leurs infrastructures. S’il est réélu, le gouvernement conservateur adoptera une loi qui confirmera la permanence de cette source de revenus. Cette étape majeure a été bloquée par la «coalition» menée par Michael Ignatieff quand elle s’est opposée au budget 2011, ce qui a forcé la tenue des élections, qui n’étaient pas nécessaires.

Jack Layton (Nouveau Parti démocratique)
En plus d’augmenter le financement du transport en commun, le NPD maintiendra les engagements actuels et investira dans les initiatives communautaires de développement des énergies renouvelables. Le NPD rétablira les programmes de logement abordable que le gouvernement Harper a refusé de renouveler, financera et créera 100 000 nouvelles places en garderie et investira de nouveaux fonds dans le logement social.

Elizabeth May (Parti vert)
Les verts sont d’accord : les municipalités ont besoin d’un financement stable et prévisible qui leur permette d’investir dans les infrastructures essentielles. Dans sa plateforme 2011, le Parti vert a annoncé une série d’investissements à long terme dans les municipalités et le logement, dont des programmes pour le logement abordable, les toitures solaires, l’amélioration écoénergétique des bâtiments municipaux, des écoles, des universités et des hôpitaux atteignant 1,6 G$ la troisième année, en plus du budget permanent de 2,4 G$ versés dans six fonds spéciaux pour les municipalités à compter de la première année.

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