Le syndicat des travailleurs et des travailleuses des Postes (STTP) accuse la direction d’empêcher les facteurs, qui ont repris le travail mardi après 12 jours de lock-out, de livrer la totalité de leur courrier. Selon le STTP, il ne sera plus possible pour les travailleurs de dépasser les huit heures de travail quotidien.
«Avant, il fallait finir coûte que coûte la livraison du courrier, a expliqué Nancy Beauchamp du STTP. En cas de surtemps, le facteur devait en aviser l’employeur qui décidait alors de donner la tournée à quelqu’un d’autre ou autorisait le facteur à finir la livraison.» Postes Canada ne paiera donc plus les heures supplémentaires. Un fait contraire à la convention collective selon le syndicat qui déplore n’avoir été averti de cette nouvelle politique que mardi, le jour même de la reprise forcée du travail par une loi spéciale fédérale adoptée dimanche dernier.
Plusieurs villes sont concernées par cette mesure dont Montréal pour le Québec, Windsor, Hamilton, Scarborough et Kitchener en Ontario. Le syndicat estime que cela retardera encore la reprise normale du rythme de livraison du courrier entravée par trois semaines de grève.