Remettre en état un vieil ordinateur est plus bénéfique pour l’environnement et pour la société que de le recycler. C’est le constat auquel est parvenue une équipe de chercheurs du Centre inter-universitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) et du Groupe Ageco, pour le compte de Recyc-Québec.
«La filière du réemploi offre plus de bénéfices que la filière du recyclage, même si l’ordinateur n’est pas recyclé à la fin de sa deuxième vie», a indiqué hier la directrice adjointe au développement des affaires du Groupe Ageco, Catherine Brodeur. Le recyclage de 1 000 ordinateurs permet de réduire de 16,6 tonnes les émissions de gaz à effet de serre, contre de 143 à 146 tonnes pour le réemploi. Ce procédé a l’avantage d’empêcher la production d’un ordinateur neuf, alors que le recyclage permet seulement d’éviter d’utiliser des fibres vierges pour en fabriquer un.
Sur le plan social, les entreprises de réemploi offrent aussi plus d’avantages que celles qui se spécialisent dans le recyclage, indique l’étude. Elles permettent entre autres de créer plus d’emplois, en plus d’encourager l’achat local et durable et de favoriser la réinsertion sociale. Le seul bémol du réemploi des ordinateurs est qu’il n’assure pas à 100 % la protection des données confidentielles.
Cette étude guidera Recyc-Québec lorsque la société d’État devra approuver les programmes de récupération et de valorisation que les fabricants d’ordinateurs devront mettre en place comme l’exigera le règlement sur la responsabilité élargie des producteurs.
«Le but ce n’est pas de montrer que le réemploi est meilleur que le recyclage, a expliqué la PDG de Recyc-Québec, Ginette Bureau. C’est de démontrer qu’il y a un marché pour une partie du volume qui aurait avantage à passer par la filière du réemploi. Ce qu’on veut, c’est éviter l’enfouissement et la l’exportation.»