Une première manifestation nationale des étudiants doit avoir lieu jeudi après midi, à Montréal. La hausse des droits de scolarité universitaire annoncée par Québec, en mars dernier, continue d’alimenter la grogne.
Depuis le début de la semaine, 8 000 étudiants ont rejoint leurs 35 000 camarades déjà en grève illimitée. Le mouvement, initié le 13 février, s’est intensifié ces derniers jours. Après la manifestation de lundi, les étudiants se rassembleront à nouveau jeudi, au square Phillips.
«La manifestation de lundi a réuni près de 3 000 personnes, a affirmé Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE). Il s’agit [jeudi] de la première manifestation nationale et nous pensons que nous serons plus nombreux encore.»
L’administration de plusieurs universités montréalaises a envoyé aux professeurs et aux étudiants des courriels pour affirmer que les activités seront maintenues durant la grève étudiante.
Les associations étudiantes se sont dites choquées par ces directives. Elles déplorent, par ailleurs, le silence radio du ministère.
La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, n’a pas voulu répondre à nos questions. On nous a référé au communiqué de presse où il est rappelé qu’«afin de maintenir la qualité de l’enseignement, il convient d’accroître les ressources financières de celui-ci».