MONTRÉAL – La grève d’une journée semble inévitable dans les 360 Centres
de la petite enfance (CPE) syndiqués à la CSN, ce vendredi.
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) soutient avoir
remis mercredi une proposition au ministère de la Famille et des Aînés
et aux associations patronales qui n’aurait pas augmenté leur masse
salariale.
Le vice-président de la Fédération, Jeff Begley, assure
qu’une réponse positive aurait permis de vraies négociations, mais il
indique que la proposition n’a pas été retenue.
Les clauses salariales font l’objet d’une discorde depuis deux ans à la
table centrale de négociations.
Des progrès ont toutefois été réalisés
aux tables régionales, où sont discutées les questions normatives, mais
la CSN déplore qu’ils soient inégaux, selon les régions.
À moins d’un revirement de dernière heure, ce sont donc quelque 8500
travailleurs qui ne seront pas au travail vendredi et la CSN estime que
plus de 20 000 familles devront trouver une autre solution pour faire
garder leurs enfants.
Quant aux travailleurs des 75 CPE affiliés à la Centrale des syndicats
du Québec (CSQ), il ont décidé il y a environ trois mois de renoncer à
l’usage de moyens de pression lourds, jusqu’à nouvel ordre.