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Guantanamo: les 10 ans d'une prison controversée

À l’occasion des 10 ans de l’ouverture de la prison de Guanta­namo, des artistes qué­­bécois dénoncent les violations des droits humains qui s’y produisent et demandent au Canada de rapatrier Omar Khadr.

Le 11 janvier 2002, les premiers prisonniers d’Afghanistan étaient transférés au centre de détention américain de Guantanamo. Les images des détenus enchaînés vêtus de combinaisons orange et de cagoules ont fait le tour des médias. Et pourtant, malgré la promesse du président américain Obama en 2009 de fermer cette prison, 171 personnes y croupissent toujours.

En 2012, il n’est pas toujours facile d’intéresser les gens à la cause de ces détenus, pré­sumés terroristes. «Cette prison détient des gens absolument innocents, rappelle Anne Sainte-Marie, d’Amnistie internationale (AI). Et même s’il y a aussi des terroristes parmi les prisonniers, ils ont droit eux aussi à un procès juste et équitable, et ne devraient jamais être soumis à la torture.»

Et parce que plusieurs artistes ont dénoncé auprès d’AI l’existence de cette prison et l’attitude du Canada, l’organisme tiendra une manifestation culturelle demain à l’Espa­ce Georges-Émile-Lapalme de la Place des Arts.

Amnistie internationale, qui publie aujourd’hui un rap­­port intitulé Guantanamo : A Decade of Damage to Human Rights, souhaite rejoindre le grand public avec cet événement culturel. Près de 28 artistes se relaieront durant 10 heures pour lire des textes traitant de liberté, écrits par des auteurs variés allant de Martin Luther King à Gérald Godin. Paul Piché, Christian Bégin, Macha Limonchik, Geneviève Rochette, Stéphane Crête, Françoise David et Hélène Florent, notamment, seront présents.

La situation de Guantanamo affecte l’image du Canada dans le monde. Si la réputation des États-Unis pâtit depuis la diffusion d’images des prisonniers et d’allégations de torture, le Canada n’est pas en reste.

Guantanamo en chiffres

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