L’année 2011 a été assez fertile en mots nouveaux ou en mots qui ont repris une vigueur imprévue. Voici ceux qui ont retenu notre attention.
Caquiste
(n.m.) Un caquiste est un partisan de la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ), lancée cette année par l’ancien député péquiste François Legault. Un caquiste n’est ni de gauche ni de droite, ni fédéraliste ni souverainiste, bien au contraire! Le dictionnaire en ligne Reverso ne reconnaît pas le mot caquiste, mais suggère plutôt le mot caquet (n.m. – bavardage futile et indiscret). M. Legault recommande plutôt le terme de «coalisé», mais jusqu’ici, sans succès.
Douchebag
(n.m. tiré de l’anglais) Désigne une personne vulgaire, mais fière de sa personne. C’est grâce à l’émission Occupation Double que les douchebags, ces métrosexuels, version trash, sont sortis de l’ombre… jusqu’à ce que des chroniqueurs bien avisés ne soulignent que le mot a pour signification première : «Sac relié à un tuyau permettant d’administrer des douches vaginales.» Oups!
Paralume
(n.m.) Matériel d’éclairage qui atténue la luminosité et qui a beaucoup fait parler de lui en s’effondrant dans le tunnel Ville-Marie cet été. Avant cet événement, le mot paralume n’avait été utilisé qu’une seule fois en dix ans dans les médias québécois, si l’on se fie à la base de données Eureka. C’était dans le quotidien Le Soleil du 12 février 2002, dans le cadre d’un article… de mode! Fait intéressant, le paralume peut être un motif de satisfaction, comme le démontrent les articles dithyrambiques des médias français au sujet des paralumes conçus par l’ingénieur Jean Prouvé pour un musée de la ville du Havre.
Occupons
(v. 1e p.p. de l’indicatif présent) Dans la foulée du printemps arabe, l’occident a lui aussi eu ses mini révolutions. Le concept a pris beaucoup d’ampleur partout dans le monde, quelques semaines après le début de l’installation du campement des indignés new-yorkais devant Wall Street. Malgré un succès d’estime – plusieurs centaines de villes ont suivi le mouvement – les résultats auront toutefois été moins convaincants. Et parce que l’on est en occident, le concept a inévitablement engendré des tonnes de copies, comme Occupy the Toundra ou Occupy Best-Buy.
- Les mots 2011 du web
Pas nouveaux, mais on souligne leur entrée dans le langage commun :
Fail : Mot terminant une phrase de généralement 140 caractères, en soulignant l’échec.
Epic : superlatif montrant l’admiration devant une chose ou un événement. Le summum de la «branchitude» consiste à utiliser les deux termes à la fois : «Epic fail!»