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Espionnage: retour de Delisle au tribunal

HALIFAX – Une juge de Nouvelle-Écosse décidera ce vendredi si elle accordera une libération sous caution à un agent de renseignement de la marine canadienne accusé dans une rare affaire d’espionnage.

Le sous-lieutenant Jeffrey Paul Delisle, soupçonné d’avoir transmis à des autorités étrangères des informations mettant la sécurité canadienne en péril, est revenu en cour mercredi dernier, à Halifax, alors qu’il fait face à deux chefs d’accusation en vertu de la Loi sur la protection de l’information.

Des documents judiciaires révèlent qu’une infraction aurait été commise entre juillet 2007 et janvier dernier, et une autre entre les 10 et 13 janvier derniers.

L’homme d’Halifax est aussi accusé d’un chef d’abus de confiance en vertu du Code criminel, relativement à un événement qui serait survenu entre le 6 juillet 2007 et le 13 janvier 2012.

Les infractions auraient été commises par l’agent du service de renseignement dans la région de Halifax, à Ottawa et à Kingston, en Ontario. M. Delisle est détenu depuis son arrestation en janvier, à l’Établissement correctionnel Central Nova à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

Mercredi, la juge Barbara Beach a accepté la requête de la défense et prononcé une ordonnance de non-publication pour tout ce qui concerne la preuve présentée lors de cette audience de remise en liberté sous caution.

Jusqu’en 2010, le sous-lieutenant Delisle a travaillé pour le chef des services de renseignement de la Défense et à l’état-major interarmées stratégique, qui supervise virtuellement tous les aspects importants des plans et opérations de l’armée en sol canadien et à l’étranger.

Il a été arrêté en janvier en vertu d’une section de la Loi sur la protection de l’information.

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