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Dominic Champagne, rédacteur en chef invité

Le metteur en scène et réalisateur du documentaire Anticosti: la chasse au pétrole extrême, diffusé mardi soir à 21 h à Télé-Québec, est notre rédacteur en chef invité. Il était de passage dans nos bureaux lundi soir pour commenter l’actualité. Il a aussi écrit un texte d’opinions intitulé Drogués au pétrole?

Si la  démocratie, «c’est le pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple», avec la tête à Papineau, je veux croire que nos élus doivent être nos serviteurs et non nos maîtres. Aujourd’hui, être souverain, c’est assurer le contrôle démocratique des ressources naturelles, c’est marcher à la rencontre de l’exigence écologique vers une économie  viable  dont les richesses  sont partagées par tous les citoyens.

Quelle est la voie de la sagesse? S’éloigner du pétrole ou s’en rapprocher? Le choix du Canada de Harper est clair. Quelle direction devrait prendre le Québec, très bien doté pour être un leader dans la transition vers les énergies propres? Si on considère tous les coûts, le «deal» semble bon pour l’industrie, mais la preuve est loin d’être faite que ça soit le cas pour les citoyens, à qui il revient de décider.  La question est trop grave pour qu’on laisse passer  trains et pipelines en silence…

Avis aux services secrets canadiens qui ont à cœur la défense des intérêts des gazières et des pétrolières! Si je ne suis pas sur la liste des citoyens canadiens sous surveillance, c’est que vous faites mal votre travail! Je n’ai pas le talent des pirates informatiques chinois, mais j’œuvre avec toute la résistance possible contre l’invasion qui menace la qualité de l’eau qu’on boit, de l’air qu’on respire et de la terre où nous vivons.  Dans l’espérance que les alternatives novatrices et ouvertes sur l’avenir auront raison des énergies du siècle passé qui nous polluent l’existence et qui assurent présentement la prospérité de ce pays.

J’ai le bonheur et le privilège de fréquenter plusieurs des grandes capitales culturelles du monde, et c’est pas pour nous vanter, mais je crois sincèrement que Montréal n’a rien à envier à New York, Paris ou Londres en matière de talent et de créativité. Alors quand les acteurs sortent de la ville pour aller voir à la campagne s’ils y sont, faut surtout pas se gêner pour se faire plaisir! Juste à voir la «brochette d’acteurs» qu’on annonce ici, j’ai envie de dire, avec Sacha Guitry: «C’est si beau le théâtre, et un théâtre c’est si beau.»

J’ai vécu, comme beaucoup, des moments de bonheur incomparable à jouer au hockey dehors. Depuis quelques années, je ne peux m’empêcher de constater que nous sommes devenus les contemporains d’un monde où notre bonheur est compromis, au milieu du mois de janvier, parce que le climat se réchauffe et qu’il pleut sur nos patinoires. La grosse série que nous avons à jouer maintenant, c’est de ne pas accepter cette défaite comme une fatalité.

Il a aussi écrit un texte d’opinions intitulé Drogués au pétrole?

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