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À deux, c'est mieux…

Vous avez entendu le maire Labeaume l’autre jour à son retour «des Uropes», comme le disait Mme de Courval dans Les Belles-Sours?

Des idées plein la tête, des projets plein la trappe et surtout, une irrépressible envie d’embarquer la population de Québec dans de nouveaux bateaux. S’il n’en tenait qu’à lui, la grande roue du Vieux-Port, le carrousel de la place d’Youville et la Grande Fête du vin, ça serait pour demain. 

Cette perpétuelle course au rose bonbon est-elle l’héritage de Jean Drapeau? Depuis son illustre règne à la tête de Montréal, on dirait que tous les maires préfèrent, et de loin, s’adonner au travail d’animateur de centre de loisirs plutôt que de faire la job plate, à savoir, gérer la ville et ses nombreux services. 

Remarquez bien qu’à leur place, on agirait probablement pareil. Ça doit être tellement plus trippant de choisir la couleur de la grande roue plutôt que de revoir le budget de la collecte des déchets pour la énième fois! D’ailleurs, les élus ne sont pas les seuls à avoir envie de s’évader en tablant sur de beaux projets. Nous aussi, on préfère cent fois plus les entendre nous propulser dans le futur plutôt que de se faire ramener dans la très plate et très actuelle réalité. Sauf que…

Sauf que le temps qui est consacré aux grandes idées gruge fatalement le temps qui devrait être réservé à la gestion des affaires courantes. Et ça, ça finit toujours par ressortir. Puisqu’on semble avoir autant besoin de beaux projets socioculturels que d’une saine gestion, il est peut-être temps de penser à un nouveau type de direction aux affaires municipales. En choisissant non pas un seul maire, mais bien un tandem formé d’un administrateur et d’un visionnaire. Puisque rares sont ceux qui excellent dans les deux rôles, on risquerait de ressortir gagnant avec une formule du genre. Et surtout d’attirer des nouvelles têtes qui n’auraient jamais voulu sauter dans la mêlée autrement. Des canons du milieu de la culture comme du milieu des affaires. Puisque l’un ne semble plus aller sans l’autre, pourquoi pas…

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Pour une deuxième année consécutive, c’est au Brian Setzer Orchestra que je décerne mon prix Coup de cour pour le dernier Festival de jazz. Avec une mention très spéciale à Bobby McFerrin. Un pur délice.

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