MONTRÉAL – Loin de s’essouffler, le mouvement de contestation étudiante
contre la hausse des droits de scolarité prend de l’ampleur.
Les étudiants du premier cycle de l’Université Concordia à Montréal ont
voté en faveur de la grève, lundi matin.
Mercredi, ce sera au tour des étudiants de l’Université du Québec à
Chicoutimi (UQAC) de se positionner sur leur participation au mouvement
de contestation.
Près de 150 000 étudiants sont en grève à ce jour, estime Martine
Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du
Québec (FEUQ).
Mme Desjardins en profite pour dénoncer l’attitude du
gouvernement Charest qui refuse toujours d’entamer un dialogue avec les
étudiants sur la question de la hausse des droits de scolarité.
Québec entend augmenter les droits de scolarité de 1625$ sur une
période de cinq ans.
Plusieurs actions avaient encore lieu, lundi, à travers le Québec.
Une marche silencieuse s’est tenue en matinée à partir du parc
Émilie-Gamelin, à Montréal. Les activités d’au moins deux des
universités québécoises étaient perturbées.
D’abord, depuis 7h00, des étudiants bloquaient l’accès à la Tour des
sciences de l’éducation de l’Université Laval, où sont aménagés
plusieurs bureaux de l’administration de l’Université dont celui du
recteur, Denis Brière.
Marie Christine Trottier, porte-parole du Front Régional des
Associations étudiantes à Québec de l’Association pour une solidarité
syndicale étudiante (FRAQ-ASSÉ), reproche au recteur Brière d’endosser
la hausse des droits en sa qualité de président de la Conférence des
recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ).
Vers 8h30, la direction de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a
ordonné la fermeture pour la journée de quatre de ses principaux
pavillons, par crainte de leur occupation par des étudiants. Les
pavillons affectés sont Hubert-Aquin, Judith-Jasmin, Paul-Gérin-Lajoie
et Thérèse-Casgrain. Ils sont inaccessibles jusqu’à nouvel ordre, mais
l’UQAM assure que ses autres pavillons demeurent ouverts et que les
activités continueront de s’y dérouler.
De plus, peu après l’aube, un piquetage d’enseignants en appui à la
lutte des étudiants a eu lieu au Collège Edouard-Montpetit, à Longueuil.