Pour dénoncer les compressions du gouvernement, l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) a manifesté jeudi à l’échelle du pays.
Ottawa présentera son budget le 29 mars et le syndicat s’attend au pire.
Plusieurs travailleurs l’AFPC, affiliée à la FTQ au Québec, s’étaient rassemblés devant les bureaux gouvernementaux. À Montréal, quelques centaines de personnes s’étaient, malgré le mauvais temps, réunies devant le Complexe Guy-Favreau.
«Sous la menace d’un faux plan d’austérité idéologique, nous devons nous mobiliser pour sauver ce qui reste des services publics fédéraux», a souligné Jérôme Turcq, vice-président exécutif régional de l’AFPC-Québec.
«S’il n’y a pas d’employés du secteur publique, il n’y a pas de services non plus», dit Djimi Théodore, président du Conseil régional de Laval/Laurentides/Lanaudière/Abitibi-Témiscamingue de l’AFPC. Ce dernier manifestait avec ses collègues devant le centre fiscal, à Laval.
Des compressions de budget se traduiraient par des fermetures de bureaux ou encore des temps d’attente plus élevés pour obtenir des services (assurance chômage, passeport, pension, etc).
«On travaille pour les gens et se sont les premiers affectés», ajoute M. Théodore. Jérôme Turcq précise que déjà, des départs à la retraite n’ont pas été remplacés, ce qui a créé une pénurie des effectifs.
Outre la manifestation, la campagne de sensibilisation «Troisième choix» a également été mise sur pied sur l’internet. Le message est que les Canadiens ne devraient pas avoir à choisir entre une économie forte et des bons services publics, mais qu’ils ont besoin des deux.