Christine Fréchette, aspirante à la chefferie de la Coalition Avenir Québec, appuie l’idée d’une clause grand-père pour les immigrants arrivés ici en vertu de l’ancien Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Une déclaration saluée par la mairesse de Montréal.
Dans une déclaration sur Facebook, Mme Fréchette affirme qu’il faut «mieux planifier l’immigration» tout en respectant la capacité d’accueil du Québec. Les drames personnels et familiaux causés par la fin du PEQ semblent l’avoir touchée.
«Dans le cadre de ma tournée, j’ai rencontré des étudiants, des travailleurs, des familles et des employeurs qui vivent dans l’incertitude. Derrière chaque dossier d’immigration, il y a un parcours humain. Je ne l’ai jamais oublié», écrit-elle.
Christine Fréchette propose de carrément réactiver le PEQ pour les personnes qui sont arrivées au Québec en vertu de ce programme avant sa fin en 2025. Elle réduirait d’autant les invitations octroyées en vertu de son remplacement, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ).
Lundi, son rival dans la course à la chefferie de la CAQ, Bernard Drainville, c’est aussi montré ouvert à une clause grand-père. Celle-ci serait toutefois réservée aux travailleurs des secteurs privilégiés, soit la santé, l’éducation, la construction et le secteur manufacturier.
Le ministre de l’Immigration François Roberge – qui appuie Mme Fréchette dans la course à la succession de François Legault – a fermé la porte à une clause grand-père à plusieurs reprises.
«Bonne nouvelle» pour Montréal
La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, s’est réjouie de l’ouverture affichée par Mme Fréchette mardi. Elle affirme que c’est une bonne nouvelle pour Montréal.
Le mois dernier, les élus de Montréal ont réclamé unanimement une clause grand-père. D’autres municipalités du Grand Montréal ont lancé des demandes semblables. La dernière en lice est la MRC de Vaudreuil-Soulanges, qui a fait une sortie sur le sujet mardi.
Le maire de Québec, Bruno Marchand, a plusieurs fois affiché son opposition à la réforme de l’immigration.
«Une métropole comme Montréal a besoin de stabilité, de prévisibilité. On a besoin de garder nos talents. Je suis heureuse de voir que la voix unanime qu’on a portée à Québec a porté fruit», affirme Mme Martinez Ferrada.
La mairesse ne s’est pas prononcée sur la forme que cette clause grand-père devrait prendre.
«Entre le PEQ et le PSTQ, si vous demandez aux gens qui sont affectés, ils vont probablement vous répondre “Est-ce qu’on peut juste me donner le statut qu’on m’a promis en arrivant ici?“», souligne la mairesse.
Mme Martinez Ferrada rappelle que le PEQ n’est pas comme d’autres voies d’immigration. Le Québec est allé recruter ces personnes, avec une promesse de voie rapide vers la résidence permanente.
