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Culture

Neuf arrêts qui rockent à Osheaga

Jessica Émond-Ferrat et Natalia Wysocka - Métro

C’est ce vendredi que démarre Osheaga au parc Jean-Drapeau. Bien sûr, les festivaliers s’y rendent principalement pour les Metric, Black Keys, Florence and the Machine, Justice et les autres gros noms en caractères gras qui trônent au haut de l’affiche. Mais ce grand événement extérieur est aussi l’occasion de faire des découvertes intéressantes. Voici quelques noms «du milieu et du bas de l’affiche» qui valent un détour.

D’accord, il s’agit du premier groupe des «noms en gris pâle» sur l’affiche d’Osheaga. Mais on tenait à souligner la présence au festival de ce groupe folk-rock dont les chansons des albums Garden Ruin (2006) et Carried to Dust (2008) tournent toujours en boucle dans notre iPod. Et comme on nous promet un nouvel album pour septembre, allons entendre un avant-goût! Scène de la montagne, samedi à 15 h.

Son premier album solo, en mars 2011, un opus où on sentait des influences comme celle de Dumas ou de Jérôme Minière, avait déjà commencé à nous séduire. Un peu plus d’un an après, le jeune homme s’apprête à lancer un nouveau disque à la fin du mois d’août, et on est impatient de constater de visu l’expérience qu’il a prise au fil des mois. Scène verte, dimanche à 13 h.

Gros coup de cœur pour Early In The Morning, le premier album de ce jeune artiste irlandais dont le timbre de voix aérien et la musique ne sont pas sans rappeler Sufjan Stevens ou Ray LaMontagne. Rendez-vous dimanche à 17 h 20, devant la Scène des arbres, pour découvrir et se laisser bercer par l’indie-folk accrocheur de James Vincent McMorrow…

Révélé par les Francouvertes il y a un peu plus d’un an, Karim Ouellet est de ces artistes qu’il faut absolument voir sur scène. C’est par ses performances énergiques qu’il réussit à nous charmer… et à nous donner envie de courir acheter son premier album, Plume, un savant mélange d’électro, de hip-hop et de folk. Scène des arbres, samedi à 14 h.

Les Walkmen reviennent à Osheaga dans un créneau horaire qui déçoit un peu, mais on aime trop ces indie-rockeurs new-yorkais pour les manquer, même s’ils jouent vendredi, à un matinal 14 h. Le quintette mené par Hamilton Leithauser, et sa voix incomparable, nous arrive avec un nouveau disque en poche, Heaven, afin de faire résonner ses airs rétro vintage qui émeuvent à tous les coups. Chic.

Voilà un choix des plus intéressants! Les inimitables Stéphane Lafleur (photo) et comparses s’amènent au parc JD pour nous jouer des airs sous les étoiles, même s’il fera encore soleil. Astronomie, le dernier album d’Avec pas d’casque, paru en mars dernier, trône dans notre palmarès des meilleurs disques de l’année à ce jour. La bande interprétera son folk sans pareil sur la Scène des arbres, samedi.

Les flower-punk-rockeurs d’Atlanta débarquent toujours sur scène précédés de rumeurs: les mecs se roulent des pelles en live, ils pissent parfois aussi… La dernière fois qu’on les a vus en show, ils étaient en *&?% d’avoir été retenus des heures à la frontière canadienne pour les raisons qu’on devine. Ils ne joueront qu’un miniset de 30 minutes samedi, mais ce seront assurément 30 minutes dont on se souviendra.

Le producteur électro de L.A. Nosaj Thing (prononcez : «no such thing», comme dans «rien de tel») crée des ambiances oniriques, mêlant habilement hip-hop instrumental et électro. Comme il se doit, sa production est impec, et ses prestations, planantes. Voir Nosaj Thing, c’est vivre une expérience immersive particulière et particulièrement cool. Samedi à 17 h, sur la scène des Piknic Électronik.

Retrouver Franz Ferdinand, c’est comme remettre ce vieux pull à losanges dans lequel on est si confo. Teintés de tout plein de souvenirs de 2004 et des années suivantes – ah! ça semble déjà si loin! –, les airs des Écossais sonnent toujours aussi bien aujourd’hui. Et dans le palmarès des frontmen les plus énergiques du rock, Alex Kapranos tient le haut du pavé. Take Me Out! Ressors ce pull! Scène de la rivière, vendredi à 17 h 50.

Osheaga
Au parc Jean-Drapeau
Du 3 au 5 août

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