Culture

Le bonheur de Gad Elmaleh

Gad Elmaleh était tout heureux de pouvoir nous parler de son nouveau film Un bonheur n’arrive jamais seul, mais également de Sophie Marceau et de Robert Charlebois.

Le téléphone sonne. «Bonjour, c’est Gad Elmaleh», fait la voix au bout du fil. C’est l’un des humoristes les plus appréciés de la francophonie qui téléphone sans passer par un intermédiaire pour discuter d’Un bonheur n’arrive jamais seul, qui clôturera le Festival des films du monde et qui sortira en salle le lendemain.

Dans ce nouveau long métrage de James Huth (Brice de Nice), il joue un célibataire endurci qui tombe amoureux d’une mère divorcée qui doit jongler avec trois enfants et deux anciens maris. Cette dernière est interprétée par Sophie Marceau, qui est la principale raison pour laquelle Gad Elmaleh a accepté de jouer dans ce film. «Elle représente un peu partout au cinéma LA femme française, explique-t-il avec admiration. On l’appelle “la fiancée des Français”… C’est vrai qu’il y a quelque chose quand on tourne avec elle. Il y a une forme de fascination. Quand on lui a demandé avec qui elle aimerait tourner ce film, elle m’a choisi. J’étais casté par Sophie Marceau! C’est plutôt agréable, c’est assez flatteur.»

Les deux stars partagent plusieurs scènes d’intimité à l’écran, ce qui a nécessité certains ajustements. «Ouais, les moments d’intimité, il y avait des cascadeurs! plaisante celui qui a fait la cour à Audrey Tautou dans Hors de prix. Non, je suis très, très pudique dans la vie, et elle aussi. J’ai dû user de beaucoup d’humour et détourner un peu les choses pour que ce soit normal.»

Celui que l’on verra bientôt dans Le capital, de Costa-Gavras, et L’écume des jours, de Michel Gondry, ne chôme pas. Il figurait d’ailleurs au générique de Midnight in Paris, Les aventures de Tintin et The Dictator, ce qui laisse croire qu’il aimerait peut-être faire carrière aux États-Unis. «Franchement, j’y ai pensé, admet le principal intéressé. Mais pour avoir tourné avec les Américains, je peux vous confirmer que ce n’est pas une chose facile. Et quand la presse française dit que j’ai un pied à Hollywood, je leur réponds que je n’y ai même pas encore le gros orteil!»

Je reviendrai à Montréal
Gad Elmaleh a déjà passé quatre années de sa vie à Montréal. En y revenant périodiquement pour des spectacles, il s’est lié d’amitié avec le chanteur Robert Charlebois, qui incarne dans le film Un bonheur n’arrive jamais seul un Québécois qui possède un théâtre à New York. «Charlebois, c’est quelqu’un que j’ai toujours admiré, lance sans fard le populaire humoriste. Pour sa musique et surtout pour sa personnalité et pour l’univers qu’il a. C’est quelqu’un pour qui l’humour est très présent dans sa vie, dans sa création. Pour ce film, ç’a été une très, très belle aventure, assez courte, mais avec beaucoup de rires et beaucoup d’humanité.»

Un bonheur n’arrive jamais seul est présenté en clôture du Festival des films du monde (FFM) de Montréal le 3 septembre. Il prendra l’affiche le 4 septembre 2012.

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