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Culture

Amylie: Apprivoiser la scène

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Il y a presque un an, Amylie faisait paraître son premier album, Jus­qu’aux oreilles. À cette époque, lors d’une entrevue avec Métro, la chanteuse avouait avoir eu de la chance : elle était allée porter un démo chez Audio­gram et avait reçu un appel le jour même lui proposant un contrat de disque sur un plateau d’argent.

Malgré ce conte de fées, la jeune femme a toujours su qu’il lui faudrait trimer dur pour se tailler une place dans l’industrie musicale québécoise. L’auteure, compositrice et interprète a donc pris son temps, c’est-à-dire deux ans, pour peaufiner avec le réalisateur Jean-François Lemieux sa première offrande, qui mélan­ge soul et folk.

Elle a aussi attendu un an avant de faire sa première montréalaise, qui aura lieu mardi prochain dans le cadre de Coup de cÅ“ur francophone.

«Depuis la sortie de l’album, on a fait quelques spectacles, mais on a surtout essayé d’amener ce disque-là sur scène. Ce qui a été moins facile qu’on l’avait cru! avoue Amylie qui était en nomination au gala de l’ADISQ dimanche dans la catégorie Révé­lation de l’année aux côtés de CÅ“ur de Pirate – c’est cette dernière qui a remporté le prix. On ne savait pas quelle formation allait laisser assez d’espace pour que la voix passe autant que les séquences électro et que les lignes mélodiques de l’album.»

Amylie et Jean-François Lemieux ont donc commencé les expérimentations avec une formation comprenant basse, drum, guitare et piano, mais le tout sonnait un peu trop rock. Les deux acolytes ont ensuite réajusté le tir aux FrancoFolies, cet été où la jeune femme originaire de Mascouche assurait la première partie de Julien Doré. Ils se sont alors entourés d’une violoncelliste (Myëlle) et d’une percussionniste (Joannie Labelle). Avec Lemieux à la basse et Amylie au piano et à la guitare, ils ont trouvé leur alignement de rêve.

La confiance en soi

Malgré tout, il manquait quelque chose à Amylie pour être tout à fait à sa place sur scène : la confiance en soi.

«Avant, quand je montais sur scène, j’étais hyperstressée, je me disais : « j’espère que ça va bien aller », avoue la jeune femme. J’avais beaucoup de crain­tes. J’ai fait du théâtre pendant des années, mais là, il fallait que je monte sur scène dans la peau d’Amy­lie, avec mes affaires, ce qui était une tout autre histoire.»

Par ailleurs, sa rencontre avec le metteur en scène Philippe Laperrière lors d’une semaine de résidence à la Maison de la culture Mercier, au début d’octobre, a été déterminante.  

«Philippe m’a appris à projeter davantage, à travailler mon attitude sur scène, à avoir plus con­fiance en moi, explique-t-elle. La semaine de résidence m’a aidée à comprendre c’était quoi, donner un show, diriger des musiciens. Ç’a vraiment été un déclic.»

À quelques reprises cette année, Amylie a aussi assuré la première partie du spectacle d’Ariane Moffatt, une expérience des plus inspirantes.

«Ariane Moffatt, c’est tout une artiste, affirme-t-elle. C’est le fun de la voir « jammer » sur tous ces instruments. Ça m’a donné le goût de me dépasser sur le plan technique et de suivre des cours de piano pour améliorer ma dextérité.»
 
Amylie
Au Cabaret Juste pour rire
Mardi à 20 h 30

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