L’idée est encore à l’état de projet, mais le réalisateur Louis Saïa et le producteur Richard Goudreau prévoient ajouter un cinquième film à la série Les Boys. «Ça serait un prequel, dans lequel on verrait les gars quand ils avaient 14-15 ans, explique Richard Goudreau. Les acteurs d’origine joueraient les pères de leurs personnages.»
Louis Saïa précise : «Ça ne sera par contre pas nécessairement une comédie. C’est un peu l’origine de l’amitié des Boys. On découvrira que les gars partagent un secret, quelque chose d’assez important. Ça donnera beaucoup de profondeur au reste de la série.» Le réalisateur mentionne toutefois :?«Ce n’est pas pour tout de suite, c’est un projet à très long terme! On va d’abord se concentrer sur la série télévisée.»
En attendant, la quatrième saison de cette fameuse série sera diffusée cet hiver à Radio-Canada. Le tournage tire à sa fin, et c’est sur un terrain de baseball qu’était tournée hier midi une des dernières scènes de la prochaine saison. Du baseball? «Il y a une rivalité qui va s’accroître cette saison avec une autre ligue de garage, et la glace ne suffira pas pour déterminer qui est le vainqueur, explique Patrice Bélanger, qui interprète Philippe. Ça donne donc lieu à tout un éventail de nouvelles situations loufoques de baseball, et ça permet de redécouvrir les personnages dans un autre contexte.»
D’autres aventures attendent les Boys en 2011, entre autres une intrigue pour le bien de laquelle la distribution s’envolera à Cuba dans deux semaines. «On a trouvé un bon filon, celui des criminels à cravate, explique Louis Saïa. Stan [Rémy Girard] se fait laver dans le premier épisode, dans une arnaque à la Norbourg, Plus tard dans la série, le criminel sera repéré à La Havane… et les gars vont aller arnaquer l’arnaqueur! J’aime beaucoup ce thème; on est tous écÅ“urés des magouilles dont on entend parler, alors ça permet d’en rire et de faire gagner les gens ordinaires, pour une fois!»
De nouveaux visages feront aussi leur apparition aux côtés de Stan, Bob, Méo et les autres. Notamment celui d’Antoine Bertrand, qui deviendra Ronnie. «Ça fait du bien dans l’équipe, ça amène du sang neuf, lance Louis Saïa. Chaque fois qu’un bon comédien comme ça arrive, ça brasse un peu les autres, qui se forcent pour être à la hauteur, pour ne pas laisser la routiner s’installer!» Antoine Bertand, fan de la première heure des Boys, était ravi de se joindre à une gang qu’il admire. «Ça peut être épeurant, admet-il, mais ça devait paraître dans ma face que j’étais heureux d’être là parce que ç’a pris environ 15 minutes et j’étais… one of the boys!»