Buzz Osborne, chanteur et guitariste de The Melvins, est connu pour ne pas aimer les d’entrevues. Pourtant, c’est de bon cÅ“ur qu’il a accepté de répondre aux questions de Métro, non sans nous avoir d’abord un peu tiré la pipe : «Vous êtes de Montréal? Où est-ce? Je n’en ai jamais entendu parler… Au Canada? Non, ça ne sonne pas de cloche!»
Après votre concert à Montréal, vous jouerez au Festival de musique émergente, à Rouyn-Noranda. Qu’est-ce que cela vous fait d’être considérés comme «émergents» après si longtemps?
Je n’y ai pas vraiment pensé en ces termes-là!?Je crois qu’on aura beaucoup de plaisir à y jouer, j’ai bien hâte!
Que pensez-vous de la scène indie ces temps-ci?
Je ne sais pas, ça me semble être la même chose que ç’a toujours été!?Il y a de bons groupes comme il y en a des mauvais!
Comment un groupe peut-il faire de la musique pendant aussi longtemps, obtenir un tel succès auprès de ses fans, et rester tout de même indépendant?
On reste indépendant en ne vendant pas de disque!?Une méthode testée et approuvée! Nous avons signé avec un gros label pour un disque… et on n’en a pas vendu davantage, alors on est revenus à l’indie!
Une des raisons pour lesquelles vous avez autant de succès auprès de vos fans, c’est que vous réussissez toujours à les surprendre… Est-ce voulu?
Il est vrai que j’aime surprendre le public, mais j’aime surtout faire de la musique intéressante! Je compose de la musique que j’aimerais écouter… mais je n’écoute pas ma propre musique, ça serait bizarre!
Vous êtes connus pour offrir des performances très énergiques en spectacle. Après près de 30 ans, avez-vous autant de plaisir sur scène?
Oh oui, si ce n’est pas plus. Je crois qu’on est meilleurs qu’on a jamais été aussi bons! Il y a une bonne chimie avec le bassiste Jared Warren et le batteur Coady Willis, qui sont avec nous depuis 2006. Mais le studio est tout aussi important pour nous, cela dit!