lang="fr-FR" > The Rite: de la religion et des frissons
Culture

The Rite: de la religion et des frissons

À 73 ans, Sir Anthony Hopkins teste une nouvelle approche: celle de ne plus avoir d’attentes. «Les attentes mènent au ressentiment et à la dépression; alors je n’en ai plus, dit-il. Être réaliste apporte une grande liberté. Je ne nourris plus d’illusions au sujet de mon rôle dans ce monde, en tant qu’acteur ou quoi que ce soit. C’est libérateur.»

Mais cette récente illumination ne signifie pas qu’Hopkins ne fait plus rien de sa vie. Toujours aussi occupé, le comédien a plusieurs projets et de nombreux films dont la sortie est prévue cette année, dont son dernier, The Rite (Le rite). Ce thriller religieux met en vedette Hopkins dans la peau d’un vieil exorciste qui travaille pour le Vatican.

L’acteur n’a pas immédiatement sauté sur ce projet : «Je me suis dit que je ne voulais peut-être pas jouer un autre gars épeurant, vous voyez?» explique-t-il. Et le sujet religieux, qui jure avec la nouvelle conception des choses d’Hopkins, n’a pas aidé non plus. «Je ne suis pas certain de mes croyances à ce sujet. Et ces gens qui disent posséder la vérité… Oh, la vérité! Elle nous a causé beaucoup de problèmes dans les derniers millénaires. Hitler disait connaître la vérité, comme Staline, et Mao… La certitude est l’ennemie de l’humain. On ne sait rien.»

Mais peu importe les conflits qu’il a avec le catholicisme, Hopkins est très heureux de jouer un personnage qui donne des frissons dans le dos – et celui qu’on reconnaît encore pour son rôle d’Hannibal Lecter sait ce que cela implique. «Il faut s’amuser avec ce genre de rôle, dit-il. Je sais ce qui fait peur aux gens, ce qui est effrayant dans un film, parce que c’est exactement ce que je fais. Je pense qu’il faut avoir une certaine facilité pour ça, mais ça ne veut pas dire que je suis quelqu’un d’effrayant dans la vie. Ma femme n’a pas peur de moi; j’ai peur d’elle!»

Le caractère paisible d’Anthony Hopkins vient en partie du fait qu’il ne prend pas Hollywood trop au sérieux. «Ce qui est libérateur à propos de ce métier, c’est de voir les gros blockbusters qui vont sortir bientôt, et de les retrouver dans un petit cinéma de quartier trois semaines plus tard. On se dit alors : « Ah oui, c’est tout? » Ça fait du bien de penser que rien de tout ça n’est vraiment important.»

The Rite

En salle dès vendredi

Articles récents du même sujet

Exit mobile version