Voilà déjà 25 ans que Denys Arcand séduisait le Québec avec Le déclin de l’empire américain. Un anniversaire incontournable pour les 29es Rendez-vous du cinéma québécois (RVCQ), qui le souligneront par une soirée gala en l’honneur d’Arcand, le 22 février. La soirée Salut Falardeau! – La job, le 19 février, rendra pour sa part hommage au regretté cinéaste Pierre Falardeau avec la lecture de son scénario inédit La job, mise en scène par Luc Picard.
À festival d’hiver, film d’hiver : le long métrage En terrains connus, de Stéphane Lafleur, ouvrira le bal. «On a eu un coup de cÅ“ur pour l’univers unique de Stéphane Lafleur, raconte Dominique Dugas, directeur de la programmation. Stéphane est un peu un enfant des RVCQ, puisqu’on a présenté tous ses films, courts et longs, depuis ses débuts.»
The Year Dolly Parton Was my Mom, premier long métrage de la cinéaste Tara Johns, sera pour sa part présenté en clôture du festival. «C’est un film en anglais, mais pour nous, ça ne change rien, explique Dominique Dugas. Les RVCQ ont pris depuis longtemps le parti de présenter tout ce qui se fait au Québec, peu importe la langue.»
C’est une année particulièrement marquante que célèbrent les RVCQ, souligne le président de l’événement, Pierre Éven. «Nos artisans ont prouvé une fois de plus à quel point le cinéma québécois est exportable», a-t-il dit, faisant référence au succès international obtenu par Incendies, de Denis Villeneuve.
Ce dernier film fait d’ailleurs partie de la programmation des RVCQ, au même titre que 10 1/2, Route 132 et Piché : entre ciel et terre. «C’est une ligne directrice de laquelle on n’a pas dérogé depuis 29 ans : faire une rétrospective de l’année, explique Dominique Dugas. On veut s’assurer que tous les courants soient représentés, du film indépendant expérimental à Filière 13.» Outre les films qui ont marqué 2010, les RVCQ?présenteront aussi 80 primeurs, dont 4 longs métrages de fiction.
Plusieurs événements spéciaux sont également au programme, notamment un concert réunissant le compositeur Alex Beaupain (Les chansons d’amour) et Pierre Lapointe, et une leçon de production du célèbre producteur Roger Frappier. «Ça fait plusieurs fois qu’on lui demande, et il a enfin accepté!» s’exclame Dominique Dugas.
Les Rendez-vous du cinéma québécois
Du 16 au 27 février