Culture

The First Grader: jamais sans mon éducation

Il y a eu Michelle Pfeiffer dans Dangerous Minds et Hilary Swank dans Free­­dom Writers. Il faut main­­­­tenant ajouter le nom de Naomie Harris dans la catégorie des actrices qui campent des professeures qui cherchent à inspirer leurs élèves.

La comédienne britanni­que y arrive dans The First Grader, de Justin Chadwick (The Other Boleyn Girl), une histoire vraie se déroulant au Kenya et dans laquelle elle prête ses traits à Jane Obinchu, une enseignante qui n’a pas froid aux yeux. Sa détermination la pousse à défendre Maruge (Oliver Musila Litondo), un vieil homme qui, envers et contre tous, décide d’aller à l’école.

«C’est tellement difficile de trouver des rôles intéressants, surtout pour une actrice noire, confie Naomie Harris au bout du fil. Il faut en lire, des scénarios, pour tomber sur quelque chose qui en vaille la peine.»

Ignorant tout de l’histoire de Jane, celle qui est surtout connue pour avoir incarné Tia Dalma dans les tomes deux et trois de Pirates of the Carribean n’a pas hésité un instant avant d’embarquer dans l’aventure. «J’aimais le fait que que ce soit un film positif sur l’Afrique, où l’on ne parle pas de génocide», admet-elle.

Mais camper ce personnage n’a pas été de tout repos. Comme dans Miami Vice, de Michael Mann, l’interprète a dû changer d’accent afin d’être crédible. «Ça m’a pris beaucoup de temps, avoue celle qui était au générique de Street Kings. Et lorsque je suis arrivée au Kenya, j’ai dû faire la classe à 18 enfants pendant 2 semaines!»

À l’image de Dead Poet Society et Entre ses murs, The First Grader réitère l’importance et les vertus de l’enseignement, qui est la principale fondation pour l’élaboration de la société de demain. «C’est un message qui est universel, rappelle Naomie Harris. C’est important d’apprendre. Un bon professeur peut nous inspirer le reste de notre vie; il forge les adultes à venir.

Ça s’applique autant dans les pays africains que partout sur la planète. L’éducation est ce u’il y a de plus primordial. C’est grâce à elle qu’on peut ériger la génération suivante.»

La guerre est finie
The First Grader comporte plusieurs retours dans le temps, revenant à l’époque où la rébellion mau mau luttait pour s’affranchir de la colonie anglaise qui avait la mainmise sur le Kenya, ce qui allait entraîner de nombreux bains de sang.

Il est toujours un peu étrange de voir une production étrangère – et britannique de surcroît – tournée au Kenya qui revient sur cette délicate page d’histoire. «Il n’y avait pas de colère, de ressentiment envers les Britanniques, assure la comédienne Naomie Harris, qui a été découverte dans 28 Days Later de Danny Boyle.

Je pense que, parce que les événements se sont déroulés il y a plusieurs décennies, les plaies ont eu le temps de se cicatriser. Les gens étaient enthousiasmés qu’on raconte ce qui s’est passé, que l’on parle
des Mau Mau, qu’on les fasse connaître.» 

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