Culture

Le dernier des macaos

Jérôme Vermelin - Méreo France

Rio, c’est l’histoire de Blu, un oiseau brésilien enlevé à sa jungle à la naissance. Re­cueilli par une jeune Américaine, il est soudain confronté aux joies et aux dangers de sa terre natale lorsqu’un chercheur auriverde apprend à sa maîtresse que son compagnon à plumes appartient à une espèce quasi éteinte.

C’est aussi un peu l’histoire de son réalisateur, Carlos Saldanha, 42 ans, l’un des piliers des studios d’animation Blue Sky et l’un auteurs de la saga L’Âge de glace. «Je suis parti aux États-Unis à l’âge de 21 ans pour étudier l’informatique, se souvient l’intéressé. Cha­que fois que je revenais, je me sentais un peu déconnecté les premiers jours, avant de retrouver peu à peu mes marques. C’est un sentiment que je voulais transmettre à Blu. Après, la comparaison s’arrête là. Je ne suis pas aussi maladroit que lui… mais je suis beaucoup moins intelligent!»

Hommage chatoyant à la ville brésilienne rythmé par une BO très carioca, Rio démontre une nouvelle fois le savoir-faire de la firme basée à Greenwich, dans le Connecticut, loin des géants californiens Pixar et DreamWorks. «Nous avons moins de moyens, mais nos confrères nous respectent beaucoup. D’ailleurs, ils nous piquent souvent des artistes!» sourit Carlos, qui refuse de définir la marque de fabrique de la maison. «Ce qui est sûr, c’est que nos films sont courts, en raison des contraintes budgétaires, mais surtout parce qu’on aime l’action. Reste que, dans Rio, nous avons laissé les personnages respirer davantage, et j’espère que le public appréciera!»

Rio
En salle dès vendredi

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