L’an dernier, la formation Monogrenade s’est classée en troisième place aux Francouvertes, tout juste derrière Alex Nevsky et Bernard Adamus. Un exploit qui lui a ouvert quelques portes. À peine un an plus tard, son premier album, Tantale, est disponible en magasin (depuis le 1er mars) et se mérite des critiques fort positives. Discussion avec Jean-Michel Pigeon.
Quand vous avez fait les Francouvertes, vous avez dit que vous n’étiez pas habitués à la scène. D’habitude, c’est plutôt au studio que les artistes débutants sont moins habitués. Comment cela se traduit-il sur scène?
On a maintenant une trentaine de spectacles dans le corps, on est encore dans l’apprentissage. C’est très axé sur la musique, on n’a pas de mise en scène ou quoi que ce soit, on essaie seulement que ça sonne le mieux possible.
Vous avez récemment lancé Tantale, qui a été enregistré dans un chalet…
Oui, on a voulu faire ça comme ça pour être ensemble quand on voulait, créer quand on voulait… un studio, c’est stressant et ça coûte cher. Mais c’était principalement pour l’ambiance! On le referait sans hésiter. On est cependant en train de bâtir notre propre studio.
Vous avez choisi d’écrire en français. Était-ce un choix ou c’est venu naturellement?
Je ne suis pas quelqu’un qui écrit beaucoup à la base – ça sort d’abord en musique -,mais le français, c’était important pour nous. C’était juste naturel; on pense en français, on parle en français. Je suis fier de ça, je trouve que, quand tout le monde parle anglais, la langue perd de son charme, c’est beaucoup moins intéressant.
Monogrenade, en première partie de The Dears
À la salle Antoine-Labelle
Samedi à 20 h