Culture

Maxim Martin: finie, l'adolescence

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Maxim Martin a vécu son entrée dans la quarantaine de façon sereine. Selon lui, rien ne sert de craindre la vieillesse : «C’est le fun la sagesse, l’expérience! Il ne faut pas avoir peur d’avancer.» De fait, cette maturité nouvelle a influencé la création de son nouveau spectacle, le premier depuis la fin de sa tournée précédente en 2006. «Ma crise d’adolescence est finie, assure-t-il. Je n’ai plus besoin d’enfoncer mon message comme un clou en espérant que
les gens l’adoptent. Au contraire!»

L’humoriste a d’ailleurs eu l’occasion de tester l’impact de ce nouveau spectacle, Tout va bien, lors de séances de rodage pour lesquelles il a sollicité un public via sa page Facebook. «C’est la première fois que je vois ce genre de regards-là chez les spectateurs, affirme Maxim Martin. J’ai l’impression qu’en plus de recevoir les gags, les gens se sentent interpellés et préoccupés par les sujets que j’aborde. Ils sont aussi engagés que moi. Ça va être un mélange de rire et de milice du changement.»

C’est que, pour ce troisième passage sur scène, le comique a choisi un cadre fort ambitieux : faire un survol de l’histoire du monde pour «comprendre à partir de quand on a dévié». Ce qui n’a pas été une mince affaire, assure le principal intéressé. «On savait que ça serait un show bien complexe, ç’a été un long processus d’écriture, déclare-t-il. Ce n’est pas comme une suite de numéros durant laquelle, une fois un sujet clos, tu fermes les lumières et tu passes à autre chose. C’est un monologue de 1 h 45.»

Pour mener à bien ce projet qui «aurait pu faire l’objet d’une trilogie», croit-il, Martin s’est entouré d’une équipe «cinq étoiles» : Simon Cohen, Michel Sigouin et Guy Bernier s’occupent de la script-édition, alors que le comédien Louis Champagne signe la mise en scène. «Tous ceux qui font partie de mon équipe m’ont dit : « C’est génial, il faut qu’on s’informe pour travailler sur ton show! » Le processus d’écriture a été un festival de Wikipédia! rigole-t-il. Et réussir à conserver l’intérêt du monde en parlant de la préhistoire ou du Moyen-Âge, c’est un maudit beau défi!»

L’humoriste assure que, si ses fans «reconnaîtront Maxim Martin», la présentation du spectacle devrait les surprendre. Il considère qu’il est du devoir d’un artiste de se renouveler. «On me demande souvent si je vais aborder les mêmes sujets, la drogue, le sexe… Non! Pas parce que j’ai peur de la critique, mais parce que je l’ai déjà fait! Je passe à autre chose! Le jour où tu répètes la même formule, tu commences à « rentrer à la job ». Mais ce qui est le fun, dans ce métier-là, c’est justement d’avoir l’impression de ne jamais travailler.

Maxim Martin
Au Théâtre St-Denis
Le 11 mai à 20 h

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