Totem, la dernière création du Cirque du Soleil, est de retour à Montréal avant de reprendre la route de sa tournée internationale. Le spectacle est à l’image du Cirque : un rien schizophrène. La première partie montre le côté «bling bling» du Cirque. Un cirque clinquant et un brin arrogant. On y a la désagréable impression que les magnifiques costumes, le décor spectaculaire et la musique envoutante supplantent les numéros, qui ne sont pas d’un niveau technique digne de la renommée du Cirque du Soleil. Les sympathiques Chinoises sur leurs monocycles en bambou et leur numéro de bols tirent leur épingle du jeu. Mention aussi pour le numéro d’équilibrisme sur les perches vertigineuses.
Est-ce le mousseux généreusement offert à l’entracte? En tout cas, la deuxième partie nous dévoile un tout autre visage du Cirque du Soleil. On y voit son côté poétique, grâce au duo de trapézistes, son côté imaginatif, avec le jongleur de balles lumineuses dans son éprouvette géante, et son côté spectaculaire : les acrobates sur patins à roulettes nous ont donné le tournis. Même le danseur amérindien est meilleur dans la deuxième partie. Là, on est en business!
On sort heureux du chapiteau en espérant que pour la création de son prochain spectacle, le Cirque du Soleil soit allé faire un tour chez le psy pour mettre de l’ordre dans tout ça…
Quelques chiffres
Une petite entreprise cirque. Outre les 52 artistes provenant de 18 pays, l’équipe de tournée comprend 69 employés et 50 membres accompagnateurs (famille et partenaires). Monter le site prend 8 jours et nécessite environ 160 techniciens. L’érection du grand chapiteau de 24 m exige à lui seul environ 12 h de travail.
Totem
Quais du Vieux-Port
Série de supplémentaire du 24 au 31 juillet (billets en vente dès dimanche)