Le 16e happening urbain de l’avenue du Mont-Royal, Nuit blanche sur tableau noir, a choisi pour thème le farniente. «La tendance est à la lenteur, explique Michel Depatie, directeur artistique du rendez-vous. Nuit blanche sur tableau noir marque le début de l’été, alors le farniente est le thème idéal.» Métro s’est entretenu avec lui.
Quel genre d’activités organisez-vous autour de l’idée du farniente?
Il y a beaucoup d’activités participatives. On veut que les gens soient impliqués. Une artiste va tricoter avec le public un grand tapis en sacs de plastique, au parc des Compagnons. Dimanche, il y aura confection d’avions en papier sur la place Gérald-Godin. On pourra aussi faire du hula-hoop, du taï chi, des jeux… À deux occasions, les gens vont pouvoir danser des slows en pleine rue. Et bien sûr, il y a la fameuse grande fresque : 45 artistes qui réalisent, sur le bitume de l’avenue du Mont-Royal, une œuvre inspirée de la thématique.
Vous offrez aussi une vitrine à des artistes de la relève, comme Canailles, Francis d’Octobre…
Oui, beaucoup d’artistes ont commencé ici avant de jouer dans de plus gros festivals, comme les FrancoFolies.
Parlant des FrancoFolies, leur changement d’horaire de l’an dernier – elles se tiennent désormais au début juin – a-t-il nui à votre achalandage?
On a eu des craintes, mais non. Nuit blanche sur tableau noir s’insère dans la vie du quartier. Je crois que les gens ont souvent plus envie de venir prendre un verre sur une terrasse de l’avenue du Mont-Royal qu’à la terrasse de la SAQ aux Francos! Ce n’est pas le même public. Nos shows n’ont pas le même genre d’ampleur que ceux des Francos; c’est beaucoup plus intime et axé sur la découverte de la relève.
Nuit blanche sur tableau noir
De jeudi à dimanche
tableaunoir.com