Culture

The Help: la touche de Mary J. Blige

Debbie Lynn Elias - Metro Wolrd News

Bien qu’elle ait mis ses talents musicaux au service de films auparavant, la chanteuse et lauréate de prix Grammy Mary J. Blige souhaitait que The Living Proof, sa contribution au film The Help, soit plus qu’une simple chanson de bande sonore.

Inspiré du succès de librairie éponyme de Kathryn Stockett, le film The Help capte l’essence de la ville de Jackson, au Mississippi, pendant les années 1960, en faisant la chronique des relations unissant trois femmes très différentes qui mènent à bien un projet d’écriture secret qui les met toutes en danger.   

«J’ai assisté à deux projections du film, affirme Mary J. Blige. Chaque fois, j’avais mon BlackBerry et je prenais en note chaque chose qui me faisait pleurer ou rire. Avant même d’entrer en studio, la pièce était déjà presque écrite.»

Même si elle reprend le thème du film, la chanson touche beaucoup Mary J. Blige. «Cet­te chanson est tout pour moi, soutient-elle. Elle signifie que je sais exactement où je vais. Je sais ce que l’avenir me réserve. Je sais que mon périple se poursuit, car il est tellement difficile que je dois avoir le courage de continuer d’avan­cer pour avoir une vie.»  

Mary J. Blige se distingue par sa capacité d’aller de l’avant, en commen­çant par son passage au cinéma. Ayant déjà fait plusieurs apparitions à la télévision et au grand écran – la plus récente étant dans le film I Can Do Bad All By Myself  du réalisateur Tyler Perry –, elle tourne actuellement Rock of Ages.

Qualifiant de «bénédiction»  le rôle qu’elle tient dans ce succès de Broadway adapté au cinéma, elle in­carne Justice, propriétaire d’un club réservé aux hom­mes. «Une propriétaire de boîte de striptease très sympathique, précise-t-elle. Je dois être un phare dans la noirceur. Normalement, la personne la plus pétillante est toujours celle qui a le plus de problèmes, mais elle sourit constamment. Justice est ce type de personne. En substance, c’est mon rôle. Bien entendu, il y a de la musique. Je chante et je joue.»      

Mary J. Blige, qui prend sa nouvelle carrière très au sérieux, a fait appel à un répétiteur pour perfectionner son jeu. «Je m’améliore», dit-elle avec modestie. La musique lui a donné une grande confiance dans la vie, mais il en va tout autrement du jeu.

«Le jeu me rappelle que j’ai beaucoup de travail à faire, que je cligne des yeux, que je bégaie et que je dois continuer de travailler là-dessus et sur ma con­fiance», ajoute-t-elle. Où espère-t-elle que cette con­fian­ce grandissante la mè­nera? Idéalement, elle souhaiterait jouer dans un film de Steven Spielberg.

«Si jamais il fait une superproduction, j’aimerais qu’il appelle Mary J. Blige pour lui demander d’incarner un des personnages afro-américains, précise-t-elle. Ce ne serait pas rien.»    

The Help
En salle vendredi

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