Culture

Festival MEG

Ça fait déjà 13 ans que le festival MEG roule sa bosse à Montréal. Le Mont­real Electronic Groove a bien changé depuis son inauguration. Comme son nom l’indique, sa vocation première était de donner une tribune à la musique électronique d’artistes d’un peu partout dans le monde.

Avec le temps, le MEG s’est muté en un festival destiné à faire découvrir des artistes n’ayant pas toujours la visibilité qu’ils méritent, autant dans l’électronique (du house au drum’n’bass en passant par le minimal) que dans le hip-hop et les genres connexes (en plus de quelques concerts pop-rock, une nouveauté de cette année).

Quatre journées idéales pour faire des découvertes autant locales qu’internationales. D’ici dimanche, c’est quand même 70 artistes qui se produiront dans 9 salles différentes. De quoi plaire à un public assez diversifié; c’est un beau complément au festival Osheaga pour bien remplir une fin de semaine. Pour en savoir plus sur la programmation, visitez le megmontreal.com. Voici trois événements à ne pas manquer!

L’américain DJ Craze a remporté le DMC (championnat mondial de DJ) a trois reprises, de 1998 à 2000. C’est en fait lui qui a «volé» le titre à notre favori local, A-Trak.

D’origine nicaraguayenne, Craze est décidément une des grosses pointures internationales en matière de talent à manier les tables tour­nantes. Un vrai old school qui a su s’adapter à la réalité d’aujourd’hui. Son spectacle n’est pas seulement axé sur son talent pour le scratch et le mixage, une attention tout aussi importante est consacrée à la sélection pour faire danser la foule.

Les organisateurs du MEG ont qualifié cette soirée de spécial dubstep, donc j’imagine qu’autant Craze que The Killabits, Adventure Club et Construct joueront dans les zones sombres de la basses style gargoullis d’estomac.


Vendredi 29 juillet
4483, boulevard Saint-Laurent

  • Danger @ Le Belmont

J’ai rencontré Danger il y a près de quatre ans aux Foufounes électriques. C’est un DJ et un producteur de musique électro­nique lyonnais fort sympathique – mis à part le fait qu’il n’a pas enlevé son masque de Venom (sorte d’Antéchrist de Spiderman) de toute l’entrevue…C’est que l’univers de Danger est probablement aussi important que sa musique.

Graphiste à la base, Franck Rivoire a réussi à construire un monde à la frontière de Blade Runner, Total Recall et Kight Rider, qui se reflète autant dans son imagerie (logo, clips, etc.) que dans ses productions originales. Une musique extrêmement imagée, parfaite pour un film de science-fiction. Seront aussi présents demain soir : Vakkuum, Dooze Jackers et Black Tiger Sex Machine.

Samedi 30 juillet
4483, boulevard Saint-Laurent

  • MEG Boat @ sur le Cavalier Maxim

Chaque année, mes amis et connaissances me deman­dent si je vais au MEG Boat et me disent à quel point ils s’attendent à ce que ça vire fou.

Chaque année, je leur dis que j’y serai sans faute et que j’ai bien hâte de virer fou avec eux. Le hic, c’est que je n’y suis encore jamais allé. Rendu au dimanche soir, après le festival Osheaga, je suis crevé et un peu saoul. Plus aucune force pour aller vivre quatre heures de fête sur un bateau d’où je ne pourrai m’échapper.

Cette année, je compte bien m’y rendre, quitte à rester plus sage. Avec les DJ Designer Drugs et Toxic Avenger, on peut s’attendre au meilleur de l’électro-banger dansant. De la musique violente à se déboiter les membres, à la belle étoile, sur le Saint-Laurent.

Dimanche 31 juillet
Embarquement au quai Alexandra, dans le Vieux-Port


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