Cette semaine, on craque pour… L’affiche du prochain Batman, Joujou(X), Crystalline de Björk, Isuma, Limitless, Rire extrême et le nouveau clip des Beastie Boys.
Et on se désole pour… Le retour de Rebecca Black
1. L’affiche du prochain Batman Un poster de film peut-il à lui seul nous donner des frissons? Après avoir jeté un coup d’œil à celui du prochain Batman, force est d’admettre que oui. L’affiche de The Dark Knight Rises laisse présager une suite épique aux aventures du justicier masqué. Si l’effet de perspective évoque les méandres vertigineux d’Inception, le précédent chef-d’œuvre de Christopher Nolan, la silhouette de chauve-souris qui se dessine au sommet des buildings ravagés de Gotham City ne trompe pas : Batman s’en vient. Vivement l’été prochain! (Marc-André Lemieux) |
2. Joujou(X) Ceux qui aiment les sex toys apprécieront la série Joujou(X), produite par la chaine Vanessa d’Anne-Marie Losique. C’est bien fait, bien filmé et les neuf panellistes qui nous parlent de dildos, de fouets ou de menottes sont drôles et allumés. À défaut d’être excités ou simplement informés, ceux qui, comme nous, n’étaient pas convaincus au départ trouveront dans Joujou(X) un pur divertissement. Qui aurait cru qu’il existait un canard en caoutchouc qui se transforme en vibrateur? Présentement en DVD (Vincent Fortier) |
3. Crystalline de Björk Björk ne fera jamais de la musique-tapisserie, le genre de chansons beiges et consensuelles qui servent de bruit de fond dans les centres d’achats et les soupers entre amis. Et c’est pour ça qu’on l’aime. Premier extrait de Biophilia, un album en partie enregistré sur iPad dont la sortie est prévue le 26 septembre, Crystalline marque un retour aux sonorités électroniques de Vespertine (2001). Exit les cuivres incisifs de Volta, son précédent effort datant de 2007. La Björk de 2011 privilégie les cassures de rythmes, les ondes de choc et les finales époustouflantes, quasi violentes. Et cette voix unique, inimitable et enlevante, qui s’épanche avec fougue sur chaque mesure… (Marc-André Lemieux) |
4. Isuma Ruben Komangapik, sculpteur et pionnier de l’art inuit contemporain, signe ce bouquin fort intéressant relatant son parcours et son travail, qu’il voit comme une façon de transmettre la culture de ses ancêtres aux jeunes générations. Les textes – en anglais – sont passionnants et illustrés par de magnifiques photos du travail pour le moins étonnant de l’artiste, prises par Estelle Marcoux Komangapik. (Jessica Émond-Ferrat) |
5. Limitless Une belle surprise que le thriller de science-fiction Limitless (Sans limites). L’idée de départ est intéressante – une pilule qui «débloque» le cerveau pour que celui-ci puisse être exploité à son plein potentiel, mais qui finit par causer une dépendance fatale – et le développement, bien ficelé et ingénieux, ne déçoit pas. Quant à l’acteur principal, Bradley Cooper, il trouve ici un rôle qui lui permet d’exploiter à fond son talent. Présentement en Blu-ray/DVD (Jessica Émond-Ferrat) |
6. Rire extrême On aime le côté absurde d’Albert Nerenberg. Le «rirologue» québécois organise la deuxième édition de la Coupe des rieurs, dimanche. Nicole Veillette conservera-t-elle son titre de meilleure rieuse du Québec? En 2010, la préposée aux bénéficiaires avait écrasé la concurrence dans toutes les disciplines, comme celles du rire démoniaque et du rire de cochon. Le documentaire Rire extrême – coproduit avec Canal D – sera par ailleurs diffusé en avant-première, histoire de se réchauffer les zygomatiques. Au Cinéma du Parc, dimanche à 19 h (Mathias Marchal) |
7. Le nouveau clip des Beastie Boys Un vidéoclip signé Spike Jonze tient plus du court métrage musical que du simple clip. C’est le cas avec Don’t Play No Game That I Can’t Win, des Beastie Boys, que Jonze s’est chargée de mettre en images. Ad-Rock, MCA, Mike D. et Santigold y sont «interprétés» par des figurinesqui rappellent celles de la vieille télésérie Captain Scarlett, et ils se retrouvent pris dans une aventure rocambolesque impliquant des assassins, une poursuite en voiture, des fusillades… À voir! (Jessica Émond-Ferrat) |
MÉTRO EN ENFER
Le retour de Rebecca Black
Après avoir tenté sa chance avec Friday, un infâme ver d’oreille qui lui a valu le titre de pire chanteuse du monde, Rebecca Black persiste et signe My Moment, une ballade mid-tempo insipide accompagnée d’un clip narcissique à l’os. Consciente de son manque de crédibilité, la pauvre croit que c’est en apparaissant à côté d’un synthétiseur qu’elle va remédier à la situation. On a des petites nouvelles pour toi, Rebecca : laisse tomber l’auto-tune et on en reparlera… ou pas. (Marc-André Lemieux)