Culture

Charlie sans son chapeau

Boris Tampigny - Metro World News

Après le succès de son premier album, Charlie Winston dégaine son successeur, intitulé Running Still. Plus sensible, plus mélancolique, moins fou, le second album du Britan­nique séduit par ses mélodies racées et son énergie irrésistible. Nous avons rencontré l’artiste.

Qu’avez-vous fait de votre fameux chapeau?

Il est à Los Angeles! J’ai un ami qui est en train de construire une boîte en verre pour mettre celui qui apparaissait sur la pochette de l’album. C’est très symbolique d’un changement de vie, et je le montrerai sûrement à mes enfants quand j’en aurai. Je l’ai quand même porté pendant huit ans!

Mais alors, pourquoi l’avoir abandonné?
Le chapeau est vraiment associé à l’identité du hobo, le personnage que j’avais créé sur l’album précédent. Avant de l’écrire, je n’avais jamais pensé aux fondements de cette image, et tout le monde n’arrêtait pas de me poser des questions à ce sujet. J’ai décidé de m’en débarra­sser parce que j’avais un grand besoin de nouveauté.

En quoi votre look est-il lié à votre personnalité?

C’est un bon moyen de montrer mon humeur du moment. J’ai besoin de choisir mes propres vêtements, je ne réfléchis pas du tout en termes de tendances vestimentaires. Ça m’arrive de couper moi-même des chemises qui m’ont coûté assez cher pour me sentir mieux dans ma peau!

Est-il plus facile d’écrire des chansons maintenant que vous êtes en confiance?
Toujours pas! Écrire une chanson, c’est ce qu’il y a de plus dur. Certaines m’ont pris un après-midi, comme Rockin in the Suburbs, qui m’est venue dans un hôtel à Berlin. Pour d’autres, j’ai dû attendre des années!

Votre nouvel album laisse une impression plus mélancolique…

J’aime jouer entre l’ombre et la lumière. J’estime que la tristesse et la mort font partie de la vie. La douleur et le plaisir se logent au même endroit, ils sont indissociables. C’est la recette du bonheur!

Running Still
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